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Selon un rapport sur l’épidémie mondiale de Vih/Sid de 2006, l’allaitement au sein limite l’effet producteur traitement antiretroviral administré pour prévenir la transmission du Vih de la mère à l’enfant L’allaitement maternel cause environ 1/3 de la transmission du vih de la mère à l’enfant. Cet allaitement au sein limite l’effet protecteur du traitement antiretroviral administré pour prévenir la transmission du vih de la mère à l’enfant, note le rapport sur l’épidémie mondiale de vih/sida de 2006.

Et pourtant on estime actuellement à 200 millions, le nombre de femmes qui deviennent enceintes chaque année dont environ 2,5 millions sont séropositives au vih. Pour ce faire, on recommande que lorsque l’alimentation de substitution est acceptable, les mères infectées par le vih évitent tout allaitement.

Dans les autres cas, l’allaitement exclusif est recommandé au cours des premiers mois de la vie du nouveau-né. En général, on conseille à toutes les femmes séropositives au vih de ne pas allaiter pour leur offre des préparations gratuites.

Malheureusement, dans de nombreux pays à faible et moyen revenus, l’alimentation de substitution ne constitue pas une option viable. La vaste majorité des femmes allaitent leurs bébés, soit par choix soit parce qu’elles n’ont pas accès à des substances sûres, acceptables ou pratiques.

Même lorsque les substituts du lait maternel sont fournis gratuitement, de sérieux obstacles peuvent encore survenir, par exemple le manque d’eau potable et de conditions d’hygiène, la confusion concernant l’utilisation de ces produits et les reproches de la famille ou de la communauté.

En outre, il est possible et relativement peu coûteux de prévenir la transmission du Vih d’une mère séropositive à son enfant. Lorsqu’une femme se sait séropositive, elle dépose de certaines options d’intervention notamment l’utilisation d’antiretroviraux préventifs, la césarienne élective et l’alimentation substitution. Une autre approche peu coûteuse, qui profite à toutes les femmes enceintes et qui pourrait réduire la transmission mère - enfant que la sérologie vih soit connue ou non, consiste à éviter les techniques invasives inutiles au cours du travail et l’accouchement.

Selon la source, certains pays développés les mères allaitantes séropositives ont la possibilité de consommer la névirapine qui apporte une réduction de risque allant jusqu’à 50%. Ce médicament, précise la source, est administré en une seule dose à la mère au moment de l’accouchement et en une seule dose à l’enfant dans les 72 heures suivant la naissance. Il faut souligner que le traitement à la névirapine exige un minimum de surveillance et il est particulièrement avantageux pour les femmes qui se présentent en consultation vers la fin de leur grossesse.

En clair, c’est en améliorant considérablement l’accès des femmes en âge de procréer et de leurs partenaires aux services de prévention du Vih, de santé reproductive et de planification familiale et aux dispensaires prénatals et maternités que la prévention de la transmission mère -enfant démunie dans certain pays.

Et l’un des plus grands défis serait de permettre à près 99% de femmes enceintes qui n’ont pas été infectées par le virus de demeurer séronégatives. Ce défi est totalement lié à la grande diversité des efforts déployés pour prévenir la transmission du Vih des mères à leurs enfants, conclut le rapport.

Doudou Esungi/L’Avenir

Last edited: 28/11/2006 15:31:41

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