Le ministre de l’EPSP a remis les 24 clés des salles de classe que compte désormais le complexe scolaire Lufungula situé dans l’enceinte du camp de police du même nom. Depuis bientôt onze ans, ce complexe a fonctionné à coté des ordures, des toilettes bouchées et toute sa cour a été transformée en pépinière par les policiers
C’est sous le coup de 11h30 que le ministre de l’EPSP a remis les 24 clés des salles de classe que compte désormais le complexe scolaire Lufungula situé dans l’enceinte du camp de police du même nom. Depuis bientôt onze ans, ce complexe a fonctionné à coté des ordures, des toilettes bouchées et toute sa cour a été transformée en pépinière par les policiers.
Pour les habitués de l’avenue des Huileries, ils se sont rendus compte depuis un certain temps que l’école, qui totalise aujourd’hui 52 ans d’existence, vient de revêtir une nouvelle robe aux couleurs jaune et bleue.
L’oeuvre qui a coûté 200.000 dollars américains et 6 mois pour sa réhabilitation est signée Banque Africaine de Développement, BAD, l’entreprise BM Trading et le gouvernement congolais à travers le BCECO.
Lors de la remise symbolique des clés dans l’enceinte de ce complexe, le ministre de l’EPSP a insisté auprès des gestionnaires pour qu’ils lient l’acte à la parole. Les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets, la protection de ce bâtiment doit être votre cheval de bataille, les montagnes d’ordures ne doivent plus renaître dans ce site. Votre discours de tout à l’heure ne doit pas s’arrêter comme d’habitude au protocolaire, s’est adressé le numéro un de l’EPSP aux responsables de ce complexe scolaire.
Bien avant l’autorité de tutelle, plusieurs personnalités qui sont intervenues dans la réalisation de cette oeuvre, se sont succédées à la tribune pour interpeller les gestionnaires afin de protéger jalousement ce bijoux.
Autrefois lieu d’aisance, dépotoirs et en même temps un potager pour plusieurs familles des policiers, ce site a donné du fil à retordre à l’entreprise d’exécution. Il a fallu plusieurs semaines de négociation pour déloger d’abord les utilisateurs de cet espace transformé en potager. C’est ce qui explique la longueur de la durée que les travaux ont pris avant leur finalisation. Prévu pour trois mois au départ, le chantier en a consommé six. Qu’à cela ne tienne le défia été relevé.
Le complexe scolaire Lufungula comporte 24 salles de classes reparties en 4 écoles primaires et une école secondaire, un bâtiment administratif, des tolettes, tout ce patrimoine a été refondu avec le concours des partenaires éducatifs.
Mais d’autres besoins demeurent, c’est notamment le manque de bancs, de bibliothèque et d’un laboratoire chimique pour les élèves de scientifique. Le DG du BCECO a promis d’approvisionner ce complexe scolaire en pupitres d’ici la fin du premier trimestre 2007. Il faut avouer que pendant cette cérémonie les élèves étudiaient à même le sol sous l’œil curieux du ministre qui n’a malheureusement pas visité ces salles de classe.
Avant de quitter le lieu, le ministre Nyonyi Bwanakawa, qu’accompagnant son vice, madame Astrid Buka, les staffs dirigeant et technique du BCECO et de l’entreprise BM Trading, ont loué les efforts de tous. « Je me fais le devoir de louer les efforts inlassables du gouvernement de transition en matière de réhabilitation des infrastructures scolaires qui se trouvent pour la plupart dans un état de délabrement très avancé », dixit l’autorité de tutelle.
Aux bénéficiaires de cette oeuvre, c’est-à-dire les élèves, les enseignants, les parents et le chef d’établissement, il a adressé un double message de paix et de joie avant de les exhorter à veiller à leur entretien et au bon usage pour l’intérêt de tous.
Claudine Mbombo/L’Observateur
Last edited: 27/11/2006 14:18:26