Après le 2ème tour de la présidentielle dont les résultats vont être confirmés par la cour suprême de justice, il ne restera plus au président élu que de s’embarquer pour la reconstruction du pays. Voici pourquoi le président national de l’union pour la paix et la reconstruction nationale, proposent 5 priorités au prochain gouvernement
Aujourd’hui, la Cour Suprême de Justice va fixer l’opinion sur le nom de ce celui qui conduire la RDC pendant cinq ans. L’on se rappellera que le 15 novembre dernier, la CEI avait publié les résultats provisoires du 2ème tour de l’élection présidentielle. Sur les candidats en lice, Joseph Kabila Kabange a été donné pour vainqueur.
En attendant que la CSJ puisse statuer sur le contentieux électoral avec la requête de contestation introduite par le candidat vaincu Jean-Pierre Bemba, certains compatriotes pensent qu’il est temps de commencer à peaufiner des stratégies pour une bonne question du pays en vue de répondre aux promesses faites pendant la de la campagne. C’est le cas de M. Dieudonné Mulimilwa, président national de l’Union pour la paix et la reconstruction nationale (UPRN) propose cinq travaux d’Hercule auxquels le président de la République qui pour lui, il va sans dire sera Joseph Kabila
doit porter priorité. Dans un entretien à bâton rompu lors de son passage la semaine dernière à Kinshasa, le président de l’UPRN, a révélé qu’après avoir ausculté les thèmes de la campagne du candidat Kabila, il l’y a décelé cinq points chauds pour la relance économique, à savoir d’emploi et la jeunesse, la réconciliation nationale, l’armées et sécurité et enfin la justice.
Le président de l’UPRN, Mulimilwa a tenu à préciser que son parti n’a pas participé au processus qui tire à sa fin, mais a soutenu le président Joseph Kabila depuis son accession à la magistrature suprême jusqu’à sa candidature à la présidentielle en passant par tous les dialogues internes et externes qu’il a engagés. Il est normal qu’à ce stade actuel, il puisse apporter sa contribution, car les moments durs s’annoncent, a-t-il déclaré.
Concernant d’abord la relance économique, il propose que l’accent soit mis sur la lutte contre la pauvreté. Pour mener efficacement cette lutte, le président de la République doit donner l’impulsion pour éviter à ce que l’Etat ne s’érige en entrepreneur omnipotent et en instrument de création d’emplois et de richesses. Il faut plutôt promouvoir l’initiative privée pour édifier une économie forte susceptible de multiplier les opportunités d’emplois et entraîner le relèvement du niveau de vie des populations. Asseoir la primauté de l’initiative privée en matière économique, ce qui implique la privatisation des entreprises publiques qui, dans leur gestion actuelle comme des biens sans maître, ne sont plus des instruments stratégiques pour la nation ou d’un intérêt vital pour les populations. « La RDC doit consolider le travail accompli jusqu’ici pour suivre les efforts de restructuration économique, assurer une meilleure gestion des dépenses publiques, promouvoir une gestion volontariste de la dette publique, lutter vigoureusement contre l’inflation, alléger la fiscalité sur les revenus de l’épargne et de l’investissement, promouvoir l’emploi dans tous les secteurs, lutter contre la corruption sous toutes ses formes, sont là des concepts qui doivent être le leitmotive du président de la République et de toutes les institutions », a soutenu le président national de l’UPRN.
Au sujet de l’emploi et de la jeunesse, le chef de l’Etat et le gouvernement doivent rendre les services administratifs plus fonctionnels à travers la réforme de l’administration publique en cours qui est soutenu par des partenaires extérieurs. Le transfert d’une partie des compétences de l’administration publique au niveau régional, le renforcement des structures administratives en moyens humains et matériels. Favoriser l’insertion des personnes vivant avec handicap dans la vie active, créer un cadre de réinsertion socioprofessionnelle des jeunes en difficulté, intensifier la pratique des sports de haut niveau en les rendant accessibles à tous, restaurer le sport scolaire et universitaire, constituent une priorité
pour la Troisième République.
Sur le plan de la réconciliation nationale, le président de la République doit avoir constamment en tête l’évidence que la RDC est composée des Congolais appartenant à des régions, races et ethnies diverses, chacun avec ses dons et handicaps, ses antécédents culturels, ses besoins et aspirations religieuses, politiques, philosophiques et toutes les autres particularités. Il lui appartient alors d’harmoniser ces diversités de façon à réinstaurer une cohésion sociale. Le chef de l’Etat doit veiller à ce que soient bannis les comportements régionalistes, tribalistes et les discours haineux, mais promouvoir la culture de la tolérance envers ceux qui confondent démocratie avec des attitudes et des comportements négatifs.
« S’agissant de la justice, le président de la République, Joseph Kabila, je n’en doute pas un seul instant, il sera confirmé par la CSJ, doit miser à favoriser l’émergence d’une classe politique acquise aux idéaux de paix, de fraternités, de solidarité et d’union », a souligné Mulimilwa.
La RDC étant une grande famille, chacun a droit à la sécurité et à la protection par la loi, à l’égal accès aux ressources naturelles. Le président doit rassurer chaque région, éviter que certaines d’entre-elles et les territoires ne soient plus laissés en jachère. Créer les conditions d’un retour rapide des exiles et de la jeunesse, a-t-il indiqué.
Il a conseillé à la classe politique congolaise de tout mettre en oeuvre pour bannir le recours aux éléments armés pour arbitrer les dissensions. Les forces armées doivent demeurer un instrument neutre de souveraineté nationale et ne doivent pas être exploitée comme un instrument de conquête ou de conservation du pouvoir. « Pour ce mandat de cinq ans, l’Etat doit veiller à ce que tous les Congolais soient traités de façon égale devant la loi. Il doit veiller à ce que les Congolais aient les mêmes chances d’accès à l’emploi, aux marches et à la formation professionnelle. L’égalité reconnue entre l’homme et la femme doit se concrétiser dans les faits sur tous les plans politique, économique, social et culturel », a conclu Mulimilwa.
Déo Mulima Kampuku/La Référence Plus
Last edited: 27/11/2006 14:16:14