La Cour suprême de justice de la République démocratique du Congo a terminé samedi soir l'examen du recours déposé par le vice-président Bemba candidat à la présidentielle. Elle rendra son arrêt lundi à 17 heures

La Cour a étudié les huit points de la requête déposée par le camp Bemba, qui portent notamment sur les votes par dérogation, "la falsification des résultats" et "l'empêchement de témoins" du Mouvement de libération du Congo de M. Bemba d'accéder aux bureaux de vote où ils étaient affectés. Le procureur général de la République, Joseph Mushagalusa, a demandé à la Cour de rejeter la requête, selon lui non fondée, et de confirmer les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI) qui donnent vainqueur le président sortant Joseph Kabila. La cause a été entendue, la décision est mise en délibéré, a déclaré le juge qui présidait l'audience, Kalonda Kele. L'arrêt de la Cour interviendra lundi 27 novembre à 17h00 (même heure en Belgique), a-t-il ajouté.
Notons qu’à la demande expresse de J.P Bemba, ses avocats, après avoir été acculés dans les débats, ont séché le salon rouge du ministère des affaires étrangères où se déroulait l’audience de la cour suprême de justice.
Le camp Bemba fait monter la pression par tous les moyens déloyaux pour culbuter l’ordre démocratique en chantier !
La remise en cause par le camp de l’Union pour la Nation de l’ordre démocratique dont le peuple congolais tout entier s’attèle à peaufiner l’heureux aboutissement procède des plans de sabordage de l’essor de la Rdc ourdies depuis toujours par ses fils égarés. Une victoire électorale du candidat Jean-Pierre Bemba annoncée unilatéralement par ses partisans est devenu le cauchemar que tout son camp cherche à imposer à tout le monde. Même à la Cour Suprême de Justice habilitée à proclamer le vainqueur des élections présidentielles après avoir statué sur le dossier électoral lui transmis par la Commission électorale indépendante (Cei) et les recours éventuels introduits en contestation des résultats controversés.
Le camp de l’Union pour la Nation (UN) ayant compris sur le tard qu’il devait soumettre ses revendications à la Cour Suprême avant tout triomphalisme déplacé réalise que l’ultime rempart susceptible de légaliser sa victoire imaginaire n’est autre que cette même Cour Suprême. C’est sur celle-ci donc que le camp UN a décidé de mettre la pression.

Aussitôt que la Cour a ouvert le débat sur le dossier de recours du camp UN en contestation des résultats du second tour de la présidentielle, le camp Bemba a lancé une première batterie d’actions et manifestations de pressions populaires mêmes vite muées en agitation violente qui a abouti à l’incendie déploré d’une partie du bâtiments de la Csj ainsi que d’importants documents électoraux partis en fumée.
Obligée de délocaliser dans un cadre plus serein, notamment le Salon vert du ministère des Affaires étrangères, la Csj a repris ses séances consacrées au même dossier de recours du camp Bemba. Alors que dès la première audience de reprise de séance la défense toujours du camp Bemba a sollicité un report accordé par la Cour qui fixera au lendemain l’audience suivante, voilà que entre-temps une vaste et surprenante manifestation populaire a été subitement orchestrée la nuit intermédiaire de ces deux jours d’audiences.
Toute la ville de Kinshasa a été effectivement soulevée par une agitation populaire d’une nouvelle proclamation de la victoire du candidat Jean-Pierre Bemba. Le camp UN marquerait une forte pression en ce sens sur la Cour Suprême de Justice qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est du déjà vu de sa part. Tous les moyens sont bons pour le camp Bemba pour imposer sa position. Les actions posées à cette fin sont menées avec graduation et un art consommé de propagande fasciste.
Dans un premier temps est procédé au lancement d’un premier mensonge : une unilatérale auto proclamation de la victoire de Jean-Pierre Bemba, pendant que les résultats partiels publiés par la Cei donnaient une tendance contraire. Est venue ensuite une première secousse violente avec les émeutes ayant opposé le samedi 11 novembre la Police à des soldats du Mlc infiltrés dans les rangs d’enfants de la rue parmi les manifestants.
L’étape suivante de la stratégie orchestrée par le camp Bemba a consisté en la perturbation carrément de l’examen par la Cour Suprême de Justice de son propre dossier de recours. Pour cela on a vu le collectif des avocats de défense de ce camp se livrer à de véritables manœuvres dilatoires en récusant d’abord deux magistrats siégeant à la Cour au motif qu’ils seraient parentés au concurrent de la partie adverse, en l’occurrence le président Joseph Kabila.
Une deuxième objection soulevée est la récusation de la qualification du candidat président Joseph Kabila qui serait militaire et donc empêché de briguer la magistrature suprême. Or cette question avait déjà été tranchée par la Cour Suprême de Justice et ce ne sont pas les avocats du camp Bemba qui peuvent oublier l’arrêt pris en ce sens et à son temps par la haute juridiction. Pourquoi invoquer encore telle question si ce n’est pour faire diversion ?
Allant ainsi de prétexte en prétextes, le collectif des avocats de défenses du camp UN, apparemment à bout d’argument, en est arrivé à l’audience décisive de débat de la matière principale du recours le samedi à claquer la porte en refusant de continuer de participer à ladite audience. Tout comme deux jours auparavant le groupe parlementaire de UN est sortie avec fracas de la séance de l’adoption du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en séchant sa participation sous prétexte de protestation au refus de parole à leurs membres par le président du bureau provisoire de la Chambre basse du Parlement.

L’identité de méthode de revendication en dit long sur l’unicité avéré de tout le programme d’agitation orchestré. Toutes les composantes du camp Bemba sont donc mis au pas pour le même objectif d’imposer la victoire de leur émule, sinon le bouleversement et le rejet de celle de la partie adverse. Des agitateurs professionnels sont poussés à l’œuvre dans la manipulation de la population de la capitale Kinshasa notamment noyautée à grande échelle.
Les Kinois avertis ne se font pas d’illusions sur ces méthodes de conquête du pouvoir par les partisans du camp UN parmi lesquels regorgent nombre de mobutistes impénitents visant apparemment à prendre une revanche sur l’autre camp dominé par les kabilistes tombeurs du dictateur Mobutu. Déjà en 1960, leurs pairs leaders défaits aux élections furent piqués par le même genre de recours à la violence pour occuper le pouvoir fraîchement acquis, alors qu’ils avaient refusé de participer à la lutte anti-coloniale.
Des coups fourrés d’un cynisme éhonté étaient continuellement fomentés pour handicaper l’action des vainqueurs des élections, et le monde sait dans quelles crises le pays fut plongé avec de monstrueuses tragédies aussi bien pour plusieurs politiciens maladroits que pour les populations congolaises. L’apaisement interviendra avec le coup d’Etat de Mobutu qui imposera la loi de la force inaugurant le long règne de la dictature à bout de laquelle viendra le libérateur Laurent-Désiré Kabila.
Le libérateur Héros national n’aura qu’un petit laps de temps pour entamer l’œuvre de la reconstruction du pays. Son successeur réussira à remettre courageusement l’ordre véritablement démocratique en Rdc pour lequel se sacrifièrent plusieurs dignes fils congolais. Les impénitents choisissent l’heure de l’aboutissement de cet élogieux cheminement pour réveiller les vieux démons et restaurer l’anarchie.
Voici donc venu plus que jamais le moment d’un véritable sursaut de réveil des Congolais pour ne plus laisser les fauteurs de trouble continuer à creuser la tombe de la Rdc et hypothéquer le merveilleux destin rêvé par les illustres patriotes congolais pour leur pays.
DN/MMC
Last edited: 26/11/2006 12:08:16