Le sujet dominant d’actualité traité par les journaux parus ce mardi est la réplique de la CEI à l’UN au sujet, entre autres, du délai de 48 heures convenu par les parties avant la publication des résultats.

Un débat s’est engagé autour du recours introduit à la Cour Suprême de Justice par JP Bemba, candidat perdant du second tour de l’élection présidentielle selon les résultats publiés par la CEI. C’est ce qui explique l’intitulé de la manchette du journal LE POTENTIEL de ce mardi.
En effet, sous le titre : « Controverse autour de la fraude électorale », ce journal signale que ce débat est engagé plus exactement sur la nature des fraudes et si elles peuvent influencer les résultats du vote du 29 octobre 2006.
Le confrère note que les avis divergent entre le camp de l’Union pour la Nation, UN, et celui de l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP. Même les observateurs étrangers sont « évasifs » dans leur appréciation pendant que leurs collègues nationaux demeurent dans l’expectative. Le regard sont donc tournés vers la Cour Suprême de Justice.
LA REFERENCE PLUS rapporte, pour sa part, que dans une interview accordée à RFI, « Les observateurs de l’UE minimisent l’impact des fraudes ». Selon cette consœur, sans porter préjudice à la démarche de Jean-Pierre Bemba auprès de la Cour Suprême de Justice, le chef adjoint de la Mission des Observateurs européens montre que la cause est entendue. En matière de contentieux électoral, Eric de Palière reconnaît les limites de la CEI concernant la rectification des conséquences d’abus et de fraudes.
Au sujet toujours de la contestation des résultats du second tour de la présidentielle, LA PROSPERITE annonce que « Les Bembistes ont réinvesti la Cour Suprême ». Pour la deuxième fois consécutive en deux jours, relève ce journal, les partisans du candidat Jean-Pierre Bemba ont pris d’assaut la Cour Suprême de Justice. Ils ont promis d’organiser chaque jour des sit-in jusqu’à l’annulation partielle ou totale du scrutin du 29 octobre.
« Malumalu répond à JP Bemba », affiche à la Une, FORUM DES AS, à propos bien entendu du délai de 48 heures convenu avant la publication des résultats. Le quotidien de l’avenue Tombalbaye rapporte qu’au cours d’une rencontre, lundi avec la presse, Délion Kimbulungu, porte-parole de l’abbé Malumalu, a révélé « qu’il s’agit d’un mécanisme non-juridictionnel de transparence qui ne fonctionne que par la bonne foi de tous les acteurs en vue d’éclairer tout le monde sur le déroulement du processus électoral ».
La CEI pointe du doigt l’UN qui a violé plusieurs fois les engagements. C’est le cas notamment de l’ajournement, note la CEI, à l’initiative de l’UN de la réunion devant traiter du vote par dérogation et des listes des omis, prévue le mardi 14 novembre. Sans oublier, bien entendu, l’auto-proclamation le même jour du candidat de l’UN par les membres de cette plate-forme.
UHURU ainsi que LE PHARE consacrent également leurs manchettes à cette question. Sous le titre: « La CEI dévoile les manœuvres de l’UN », le quotidien de Colette Tshomba rapporte que « La CEI se trouvant face à une tentative de manipulation de la population par la proclamation de faux résultats, avait le droit, sans trop attendre, d’appliquer le chapitre 7 de la Loi électorale qui l’autorise à siéger pour procéder au contrôle de cohérence et à la délibération en vue de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle ».
LE PHARE signale, au sujet de la publication des résultats provisoires, que pour le cabinet Malumalu, il n’a jamais été question de la notification des deux candidats avant l’annonce de résultats provisoires.
L’AVENIR annonce avec grand titre que le projet de JP Bemba en saisissant la Cour Suprême de Justice, c’est le « Retour à 1+4 », en d’autres termes, annuler les élections, négocier et partager le pouvoir. Le journal de Pius Muabilu note que dans sa requête à la Haute Cour, le candidat JP Bemba incrimine plus la CEI que le candidat J. Kabila. Pour ne pas donner l’impression de blanchir J. Kabila, JP Bemba et l’UN ont inventé l’affaire d’urnes bourrées.
Pour constater le bourrage des urnes fallait-il attendre la proclamation des résultats provisoires, s’interroge le confrère. Et de noter, « il en est de même des témoins qui auraient été chassés des bureaux. Pourquoi les mandataires de l’UN n’avaient-ils jamais posé ces problèmes au cours des réunions quotidiennes de concertation ? » L’AVENIR fait remarquer que l’écart entre les deux candidats étant très important, JP Bemba est conscient qu’il n’existe pas de mécanismes pour prendre la victoire de J. Kabila. Il ne compte désespérément que sur l’annulation du scrutin pour revenir au schéma de 1+4 après négociations.
T.N/MMC
Last edited: 21/11/2006 11:40:48