Selon l’Oms, moins de 1% des médicaments commercialisés légalement dans les pays industrialisés sont contrefaits. Par contre, jusqu'à la moitié des médicaments proposés sur des sites internet soit ne contiennent aucun composant actif, soit des substances toxiques.
La moitié des médicaments vendus dans les pays riches par l’intermédiaire d’Internet sont contrefaits, a affirmé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle lance une mise en garde en conseillant d’éviter d’acheter sur internet.
« Les médicaments contrefaits sont des produits dangereux : ils favorisent l’émergence de formes résistantes de maladies, peuvent aggraver l’état médical des patients et même entraîner la mort », a averti l’OMS. De nombreux sites Internet illégaux, sans adresse connue, vendent sans ordonnance des produits dont l’origine n’est pas précisée. « Ne prenez pas le risque d’acheter vos médicaments sur internet. Si c’est le cas, assurez-vous que le site Web correspond à une pharmacie que vous connaissez », a déclaré le Dr Valerio Reggi, coordinateur de l’OMS.
Selon les estimations réunies par l’OMS, l’OCDE et l’Institut pour la sécurité pharmaceutique, moins d’1% des médicaments commercialisés légalement dans les pays industrialisés sont contrefaits. Par contre, jusqu’à la moitié des médicaments proposés sur des sites Internet, soit ne contiennent aucun composant actif, soit des substances toxiques.
Dans les pays en développement, comme en Amérique latine, en Asie du sud-est et en Afrique, plus de 30% des médicaments vendus par les moyens habituels, notamment au marché noir, sont des contrefaçons. Dans la CEI, la proportion peut aller jusqu’à 20%, alors qu’elle est d’environ 10% dans les économies émergentes.
La plupart des législations considèrent que les contrefaçons de médicaments ne sont pas un délit plus grave que les contrefaçons de sacs ou de montres, déplore l’OMS. Imiter des T-shirts peut même coûter plus cher que de copier des médicaments.
L’OMS et ses partenaires ont lancé mercredi le Groupe international anti-contrefaçon de produits médicaux (IMPACT). IMPACT va préparer des lignes directrices pour renforcer les législations nationales. De nouvelles techniques devraient permettre de mieux identifier les produits contrefaits.
Le groupe IMPACT est constitué d’Etats membres de l’OMS ainsi que de plus de 20 autres acteurs principaux : notamment Interpol, l’Organisation mondiale des douanes, des organisations de médecins et de patients, la
Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce et la Fédération, internationale de l’Industrie du Médicament (ATS).
(Yes)Le Phare
Last edited: 18/11/2006 14:17:01