Dans mes mises en scène, j’essaye de faire en sorte que l’acteur soit prédominant. Et, dans la pièce « Désir Fatal », j’ai eu mon comptant. C’est-à-dire que j’avais effectivement deux acteurs (Jean Shaka et Virginie Malonda) présents sur scène.

Y a-t-il des leçons à tirer dans nos contes ?

Les contes, c’est vaste ! J’en ai réalisé de manière très différente. Et, je crois que chaque conte a sa place dans la forme. Le conte, pour moi, c’est ce qui permet de relier des générations entre elles. C’est-à-dire grâce au conte, il est possible de faire partie d’une même histoire quelque soit le moment où on se trouve. Ca participe d’une histoire commune. Et, c’est important que tout le monde à n’importe quel âge de la vie, partage un espace commun de l’histoire.

Aviez vous un avis sur le public aux spectacles de Matadi ?

J’aurai aimé qu’il y ait plus de monde à ce festival. Dommage qu’une telle énergie ne soit pas suivie ! J’ai cru comprendre que c’était très nouveau ce genre de manifestation à Matadi. Mais, la 8ème édition, ça ne fait que 8 ans. Ce n’est pas colossal.

Est-il possible de penser à un partenariat avec Jourcas à votre retour ?

Evidemment, Je vais en parler à mon retour. Je vais témoigner de ce que j’ai vu mais je ne sais pas quel genre de partenariat pourrait se développer avec Jourcas. Cependant, au Théâtre Jeune Public où je travaille, l’accent est mis sur la marionnette. Cependant, ce que j’ai vu ici ne correspond pas à la vision de Strasbourg. A part, peut-être, le spectacle « Graine Théâtre » qui est à son tout début.

Votre mot de la fin

La seule que j’aimerais dire, ce que je suis toujours très heureuse quand je reviens en Afrique, particulièrement en RD Congo où je connais désormais deux villes (Kinshasa et Matadi). A mon retour, je vais interpeller les enfants qui travaillent avec moi. Car, ils sont trop gâtés et gaspillent alors qu’ici, les jeunes réalisent un travail de bonne qualité avec peu de moyens !

Eddy Kabeya/Forum des As