Olivier Kamitatu, député national élu de la circonscription de Bulungu, dans la province du Bandundu (Sud-Ouest), se déclare prêt à revenir à la présidence de l’Assemblée nationale si sa désignation à ce poste est proposée par les Forces du renouveau et l’Alliance de la majorité présidentielle (Amp) dont il est le porte-parole.

« Je n’exclus pas en ce qui me concerne, de répondre positivement à une proposition des Forces du renouveau et de l’Amp dans ce sens, s’il s’avère que je suis le mieux à même de répondre aux aspirations de notre peuple et de conduire notre camp à la victoire dans le domaine législatif », indique le député national dans une interview exclusive accordée vendredi à l’APA.
Tout en notant que la désignation du candidat à la tête de la Chambre basse relève de la gestion des ambitions au sein de sa famille politique, Olivier Kamitatu se réjouit de la sympathie manifestée à son endroit par plusieurs de ses collègues députés élus, dans la perspective de l’adoption du règlement intérieur et de l’élection du Bureau définitif de l’institution législative.
« C’est une preuve que notre dernier mandat à la tête de cette institution est jugé positivement par nos compatriotes », relève l’ancien président de l’Assemblée nationale de transition.
Interrogé sur son apport à la prochaine législature, M. Kamitatu rappelle que la première mission de député national est d’ « élaborer des lois qui contribuent au bien-être de la population congolaise et de contrôler l’exécution des lois et des programmes du gouvernement ».
Dans ce contexte, le premier souci du député national Olivier Kamitatu est d’exercer cette mission en toute responsabilité, en commençant par la loi budgétaire qui est l’expression chiffrée du programme du gouvernement ».
« Dorénavant, le budget doit refléter réellement les attentes de notre peuple tout en respectant les contraintes de la stabilité du cadre macro-économique », recommande Olivier Kamitatu ajoutant que la lutte contre la pauvreté et la bonne gouvernance, piliers de la paix et de la prospérité, seront au coeur de son action, ainsi que de celle de l’Arc, des Forces du renouveau et de l’Amp. Par ailleurs, M. Kamitatu affirme que la gestion des ambitions est un des facteurs majeurs de cohésion ou d’instabilité des partis et des regroupements politiques.
« Avec la majorité parlementaire issue des élections, chaque partenaire à l’Alliance doit être considéré au prorata du nombre de ses élus et des indépendants qui l’ont rejoint », souligne-t-il.
Le regroupement politique Arc – Forces du renouveau compte une quarantaine de députés, qui font de lui la deuxième force politique de l’Alliance de la majorité présidentielle, relève Olivier Kamitatu.
« Nous avons choisi notre camp avant qu’il ne soit vainqueur et sans poser des conditions : nous avons donc droit à un accès équitable aux responsabilités que l’Amp va assumer à la tête du pays », fait valoir le président de l’Arc.
Voici dans son intégralité le texte de l’interview de M. Kamitatu :
APA : Vous avez été élu dans votre circonscription de BULUNGU comme Député National, que peut attendre de vous le peuple congolais à la prochaine législature ?
Olivier Kamitatu : Le rôle du Député National est de remplir son devoir de représentant du peuple en toute conscience et en toute responsabilité dans l’intérêt du peuple. Sa première mission est d’élaborer des lois qui contribuent au bien-être de la population congolaise et de contrôler l’exécution des lois et des programmes du Gouvernement. Exercer cette mission en toute responsabilité en commençant par la loi budgétaire qui est l’expression chiffrée du programme du Gouvernement est mon premier souci.
Dorénavant, le budget doit refléter réellement les attentes de notre peuple tout en respectant les contraintes de la stabilité du cadre macro-économique. La lutte contre la pauvreté et la bonne gouvernance seront au coeur de mon action et de mes camarades de l’ARC, des Forces du Renouveau et de l’AMP car elles constituent les piliers de la paix et de la prospérité.
Le climat politique est tendu et cela s’explique par l’inquiétude normale des uns et des autres face au verdict des urnes du deuxième tour qui est le tour final.
Le deuxième tour de l’élection présidentielle vient de se dérouler, le climat politique reste très tendu, quelle lecture faites-vous de la situation en tant que Secrétaire Permanent de l’AMP ?
Le deuxième tour de l’élection présidentielle a vécu et l’AMP est optimiste au vu des résultat des PV des bureaux de vote. La tension qui s’observe s’explique par l’inquiétude des uns par rapport aux résultats, ce qui est normal.
Comme l’a dit le Général Morillon, Chef de la Mission des observateurs de l’Union Européenne, chacun de deux candidats sera aussi jugé sur sa capacité de maîtriser les extrémistes de son camp. En ce qui concerne l’AMP, nous sommes sereins et nous serons respectueux de nos engagements par rapport aux résultats du deuxième tour et nous espérons qu’il en sera de même à l’UN.
De plus le Président Kabila a clairement indiqué sa volonté de lancer ensemble avec son challenger J.P. Bemba des messages d’apaisement vis-à-vis de la population. La HAM doit continuer à sanctionner les médias qui attisent la tension et prônent la violence ainsi que celles qui publient des résultats imaginaires en violation de la loi électorale.
Je voudrais ici rappeler la déclaration de l’Alliance pour le Renouveau du Congo « ARC » de mai 2006 à l’issue de notre séminaire politique sur les stratégies électorales. Nous avions réclamé à l’époque le désarmement de toutes les milices et troupes non brassées qui constituent une menace pour le processus électoral. Les événements du 20 au 22 août 2006 nous ont donné raison. Notre peuple a trop souffert et son espoir à l’issue des élections actuelles est d’entrer dans une ère de paix et de développement durable. Personne alors personne n’a le droit de le détourner de cette espérance.
La majorité parlementaire est acquise pour l’AMP. Comment voyez-vous la gestion des ambitions au sein de cette plate-forme après l’attribution de la Primature au PALU ?
La gestion des ambitions est un des facteurs majeurs de cohésion ou d’instabilité des Partis et des Regroupements Politiques. Avec une majorité parlementaire issue des élections, chaque partenaire à l’Alliance doit être considéré au prorata du nombre de ses élus et des indépendants qui l’ont rejoint.
Le Regroupement ARC-Forces du Renouveau compte aujourd’hui une quarantaine de Députés et nous sommes donc la deuxième force politique de l’AMP. Nous avons choisi notre camp avant qu’il ne soit vainqueur et sans poser des conditions nous avons donc droit à un accès équitable aux responsabilités que l’AMP va assumer à la tête du Pays.
La nouvelle Assemblée Nationale va reprendre ses travaux dans quelques jours pour adopter son règlement intérieur et mettre en place son Bureau définitif. Votre Nom revient sur plusieurs lèvres des Députés comme Président de cette Assemblée ; qu’en pensez-vous ?
Effectivement, l’Assemblée Nationale va dans les prochains jours adopter son règlement intérieur et élire son Bureau définitif. Je me réjouis de la sympathie que plusieurs collègues manifestent à mon endroit et je les en remercie. C’est une preuve que notre dernier mandat à la tête de cette Institution est jugé positivement par nos compatriotes.
La désignation du candidat de notre famille politique à la tête de l’Assemblée Nationale relève certes de la gestion des ambitions au sein de la famille. Je n’exclus pas en ce qui me concerne de répondre positivement à une proposition des Forces du Renouveau et de l’AMP dans ce sens s’il s’avère que je suis le mieux à même de répondre aux aspirations de notre peuple et de conduire notre camp à la victoire dans le domaine législatif.
(Yes)Apa
Last edited: 07/11/2006 13:16:40