Les malades de l’hôpital général de référence de Goma se plaignent de plus en plus de la qualité des interventions chirurgicales réalisées par des médecins stagiaires. De plus en plus des voix se lèvent pour fustiger l’inexpérience dont fait montre ces derniers fraîchement venus de l’Université, surtout de l’Université de Goma
Les malades de l’hôpital général de référence de Goma se plaignent de plus en plus de la qualité des interventions chirurgicales réalisées par des médecins stagiaires. De plus en plus des voix se lèvent pour fustiger l’inexpérience dont fait montre ces médecins fraîchement venus de l’Université, surtout de l’Université de Goma.
A la base : l’absence des médecins et docteurs encadreurs. Alors que ces stagiaires ont besoin de personnalités aussi expérimentées pouvant les guider dans chaque intervention. Même les infirmiers collaborateurs dans cet hôpital s’indignent. « On laisse la latitude à ces médecins stagiaires de tout faire sans contrôle. Loin du code déontologique », dixit un infirmier qui a préféré garder l’anonymat. Et de conclure, « cela est à la base de complications multiples que manifestent plusieurs malades qui reçoivent des traitements non appropriés ».
La situation est devenue alarmante, au point d’obliger le Médecin directeur de cet hôpital, Dr Richard Kabuyanga à prendre des mesures qui s’imposent enfin d’épargner des vies humaines.
Depuis le départ des partenaires italiens qui assistaient cet hôpital, la situation s’empire au jour le jour. Les médecins et docteurs ont préféré ouvrir leurs propres cabinets médicaux où ils passent la grande partie de leur temps. Des cabinets qui payent mieux. Eux qui ne reçoivent pas un salaire suffisant à l’hôpital général de Goma, a affirmé un d’entre eux. D’importantes quantités de médicaments destinés à cette structure sanitaire n’arrivent presque pas à destination.
« Elles sont soit vendus par les responsables, soit utilisés par ces mêmes responsables dans leurs cliniques privées », a révélé sous anonymat, un agent de cet hôpital. L’implication total de tous est indispensable pour redonner à cet édifice construite il y a plus de 20 ans, son image d’antan.
Patient Ndole/L’Observateur
Last edited: 06/11/2006 14:18:08