D’une pièce à l’autre, l’artiste imprimait son image.Il jouait en français, en lingala, en kikongo avec une aisance déconcertante
Pour l’honorable Valentin Mitendo Mwadi, Katanga fut un véritable clochard qui apparut sur scène dans « En attendant Gadot » (Beckett). Inutile de signaler son apport dans la scène des prophètes dans « La métamorphose de frère Jéro (Wole Soyinka).
D’une pièce à l’autre, l’artiste imprimait son image. Il jouait en français, en lingala, en kikongo avec une aisance déconcertante. Face à des situations difficiles, il aimait dire «ça me chiffonne, ça me tape sur le système... mais il faut y aller ».
Créer un rôle était un divertissement pour lui. Ce fut l’occasion d’observer la société et d’y repérer les intrigues les plus savamment tissées. Son humour débordant allait jusqu’au mépris de son corps. Katanga était présent sur scène. Il occupait la scène. Comment ne pas vanter les mérites d’une personne pour qui la qualité du spectacle constituait une véritable préoccupation ?
Et c’est par là qu’il convient de noter son grand talent de metteur en scène. Du théâtre de l’Institut Ndolo à Kikwit en passant par la troupe Mbadigo, le théâtre des intrigants et l’Institut national des Arts, l’artiste a signé plusieurs mises en scène :
«Moi-seul », «Le testament du Chien», «Biso... », «Le caméléon », «Locataire gênant (2ème version) », «To signer eyoma », etc. Certaines de ses pièces ont été jouées dans des salles prestigieuses en Afrique, à Bruxelles, à Paris et Genève.
Sylvain Katanga Mupey est né en 1954 à Kwenge dans la province du Bandundu.
Le Potentiel
Last edited: 03/11/2006 17:29:33