...n’eut été l’intervention du commandant de la force terrestre qui se trouvait comme par hasard dans la ville de Gbadolite.

Beaucoup de cadres de l’Amp ont été la cible des voyous. Il nous revient que bien après le vote, la résidence de l’ancien gouverneur du Bas-Congo, l’honorable Tsasa di Ntumba dans la cité de Kinzamvueté dans le Bas-Congo aurait été pillée alors que l’on déplore la mort d’un cadre du Pprd passé à tabac par les militants du challenger de Joseph Kabila.
Partout, on a assisté à des actes d’intimidation dont les auteurs sont toujours les adversaires de Joseph Kabila. Nulle part on a eu vent d’actes de violence imputables aux militants de l’Amp. Si à l’Ouest le fléau s’appelle Mlc, à l’Est, le faible taux de participation est dû aux intimidations de Nkundabatware. Ce dernier a interdit à tous les rwandophones à aller voter.
Car, pour Nkundabatware, il fallait empêcher que les rwandophones aillent voter pour Joseph Kabila. On comprend pourquoi le Mlc ne s’est pas donné la peine de battre campagne dans cette partie du territoire national. Sans doute que parce que Nkundabatware avait mission d’entamer l’électorat de Joseph Kabila.
Tout le monde jubile
Il y a de quoi lorsqu’on sait qu’il y a quelques jours, l’organisation des élections dans ce pays relevait d’un rêve irréalisable. Mais, une chose est de tenir les élections, une autre est de constater que certains partis politiques ne sont pas encore prêts à jouer le jeu. Il faut craindre qu’une fois au pouvoir, le pays fasse plusieurs pas en arrière. On a la nette impression que pour le camp de l’UN, la démocratie doit se faire à candidat unique et en victoire acquise d’avance. Si tel n’était pas le cas, on ne comprendrait pas que la présence d’un adversaire politique gêne et pousse à la violence.
Il faut également craindre que le mensonge soit érigé en valeur démocratique, dans ce pays. Tout au long de la campagne, même avant, le camp de l’UN s’est organisé à faire honneur au mensonge. La mauvaise foi est le fil conducteur de l’action politique dans ce camp politique.
La violence
En ce qui concerne la violence, on a l’impression qu’on en est arrivé à la banalisation. Le Mlc a commis des actes inacceptables pendant cette transition. Sous d’autres cieux, cela ferait scandale et personne ne déposerait son bulletin en faveur d’un tel parti politique. On cultive le silence et l’oubli sur les actes du 27 juillet par exemple.
Par contre, si tels actes étaient le fait du Pprd, ce serait le plus grand thème de la campagne. Puisqu’on n’a pas suffisamment condamné, il faut s’attendre à ce que les fauteurs de troubles fassent des émules dans ce pays. En effet, si l’ordre public a été épargné c’est entre autre parce que le Pprd se refuse de se doter d’une bonne dose de vandalisme. Sur ce point, celui de vandalisme et des intimidations, le match est tellement en sens unique que dans les milieux de la jeunesse, c’est une valeur.
(Yes)L’Avenir
Last edited: 31/10/2006 17:15:40