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«Nous avons compris qu’il fallait plutôt être compétitif d’abord en soignant la qualité de nos ouvrages et ensuite en comprenant la philosophie qui sous-tend le financement de ce manuel» Les experts de l’Enseignement primaire et secondaire, particulièrement ceux de la direction du programme scolaire et du matériel didactique ainsi que les inspecteurs de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), réunis depuis le mardi 24 octobre 2006 en la salle paroissiale de Fatima, réfléchissent sur le manuel scolaire et les conditions de leur financement international.

Organisés par l’Association nationale des éditeurs et diffuseurs du livre (Anedil), les trois jours de réflexions regroupent également les étudiants finalistes en français et en mathématiques, les éditeurs et les étudiants du manuel scolaire. Ce séminaire atelier est le deuxième que l’Anedil organise en cette année. Mais, c’est le premier qui soit consacré au manuel scolaire.

Le séminaire sur le manuel scolaire et les conditions de leur financement international, a indiqué le président de l’association, le professeur Makolo, fait suite à une enquête menée sur le financement de deux livres d’école primaire, à savoir le français et le calcul. Un financement qui, selon le président de l’Anedil, a assez mécontenté la plupart des éditeurs. Plusieurs raisons sont avancées pour cela. Toutefois, fait-il remarquer, la communauté internationale s’intéresse à la République démocratique du Congo et au manuel scolaire de ce pays.

Il a été constaté, par ailleurs, qu’il y a des élèves, du cycle primaire ou secondaire, qui terminent parfois leurs études sans pour autant manipuler un manuel scolaire. Cette situation qui, selon le professeur Makolo, est grave dans la mesure où elle tronque la formation même des jeunes qui seront responsables demain. Et d’ajouter que la Belgique, pour sa part, a compris qu’il fallait venir en aide aux élèves du cycle primaire de la RDC. C’est ainsi que, dans le cadre de la coopération technique, elle a financé deux livres, celui de calcul et de français pour la cinquième année du cycle primaire.

« Mais les modes de financement et le principe juridique qui accompagne ce financement n’avait pas été appréhendé par la plupart des maisons de nos éditions », a déclaré le président de l’Anedil, ajoutant qu’il y a eu, de la part des éditeurs congolais, une impression qu’on venait d’écraser les maisons d’édition de la RDC.

Nous avons compris qu’il fallait plutôt être compétitif d’abord en soignant la qualité de nos ouvrages et ensuite en comprenant la philosophie qui sous-tend le financement de ce manuel. Nous demandons dans ce cadre précis que nos imprimeries soient en mesure de produire de très grande quantité des livres en un temps record », a-t-il dit, précisant qu’il n’existe pas encore d’imprimeries capables de très grande production au Congo. Il parle d’un problème qui se pose. Il s’agit du regroupement et de collaboration des maisons d’édition avec d’autres de par le monde.

E.T./Le Potentiel

Last edited: 28/10/2006 15:59:53

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