Il y a lieu de mettre de l’ordre dans la rédaction et la soutenance des travaux scientifiques sanctionnant la fin des études universitaires
L’université « apprend à apprendre » et forme les cadres supérieurs dont la société a besoin pour son développement. Elle est une voie obligée pour tout pays qui veut se développer. Et le développement exige non seulement le travail, mais et surtout la recherche scientifique.
Sans la recherche scientifique, il n’y a pas de développement. Seuls l’université, les instituts supérieurs et centres spécialisés apprennent à leurs disciples à faire de la recherche scientifique et à rédiger des travaux scientifiques grâce aux cours de méthodologie de la recherche. Par les travaux de fin de cycle, l’université contribue au développement de la société en résolvant les problèmes sociaux et en créant de nouvelles connaissances.
Pour avoir un diplôme universitaire, il faut avoir fait et défendu un travail de fin cycle pour le graduat, mémoire pour la licence, une thèse de doctorat pour le doctorat. Si le travail de fin cycle peut ou ne pas être défendu, le mémoire et la thèse doivent obligatoirement être défendus publiquement. Ces travaux sont rédigés sous la direction d’un professeur.
Il faut noter que la rédaction d’un texte scientifique exige une certaine assiduité, beaucoup de lecture et recherche de la part du récipiendaire. Le texte doit être bien écrit en suivant et respectant les normes de présentation d’un travail scientifique.
Dans beaucoup d’établissements d’Enseignement supérieur et universitaire, on se plaint déjà de la qualité des travaux présentés par certains étudiants. Ces derniers rédigent à la hâte leurs travaux sans avoir vu régulièrement leurs directeurs. Ils les déposent aussi sans obtenir l’autorisation écrite de leurs directeurs. Par conséquent, ces travaux sont généralement mal présentés avec un contenu décousu et une bibliographie pauvre.
A la soutenance, les lecteurs les apprécient sans tenir compte de leurs hypothèses. Ils font souvent une lecture en diagonale et leur attribuent parfois des cotes fantaisistes et exagérées. Les récipiendaires réussissent, bien qu’ils ne soient pas en mesure de défendre leurs propres travaux étant faibles en français. La faculté/section accepte des travaux mal rédigés. Sans gêne, elle les expose à la bibliothèque.
Il y a lieu de mettre de l’ordre dans la rédaction et la soutenance des travaux scientifiques sanctionnant la fin des études universitaires. Il est souhaitable que les étudiants qui ne terminent pas à temps leurs travaux, se gardent de les déposer. Les travaux mal rédigés doivent être rejetés. Car, après la soutenance, rare sont les étudiants qui corrigent leurs travaux.
La réputation de l’Enseignement supérieur et universitaire se lit à travers les travaux de fin de cycle déposés à la Bibliothèque nationale et dans les bibliothèques universitaires. Il faut donc porter une grande attention à la rédaction et à la soutenance des travaux qui actuellement laissent à désirer et déçoivent beaucoup de Congolais.
Pr. Edouard Gatembo/L’Avenir
Last edited: 27/10/2006 18:02:13