Ensuite parce qu’habitué à tout envisager sous l’angle du profit personnel, Monsieur Jean Pierre Bemba Gombo, en sa qualité de PDG omnipotent, avait brillamment échoué sinon à faire grandir, du moins à maintenir en activité des Entreprises dont la gestion lui fut confiée par son Père

La question que l’on peut se poser, à ce sujet, est celle de savoir comment peut-on confier la gestion d’un Etat à la dimension d’un sous-continent à quelqu’un qui, à une échelle beaucoup plus modeste, a réussi l’exploit de mettre en faillite des Entreprises familiales qui, jouissant aux dépens de leurs concurrents d’énormes privilèges, ne pouvaient que prospérer.
Car, tout au long de leur existence, ces Entreprises n’ont jamais été tenues ni au paiement des différents impôts dus au Trésor public, ni au respect de la législation sociale en vigueur. Les liens reliant leur propriétaire au Maréchal MOBUTU étaient si forts qu’ils leur servaient de bouclier contre toute action en Justice.
Par ailleurs, comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui, tout au long de sa vie d’homme d’affaires sous l’aile protectrice du Maréchal MOBUTU, n’a cessé de bénéficier de l’impunité au détriment de ses partenaires et compatriotes lésés et qui aujourd’hui, se met à nous parler de l’impunité qui serait devenue sous KABILA un fléau qu’il se propose de combattre en tant que Président de la République.
L’acceptation d’une telle proposition équivaudrait, à mon humble avis, à introduire le loup dans la bergerie ou mieux encore à demander à un renard de mettre de l’ordre dans un poulailler.
Et enfin parce que le M.L.C s’étant inscrit dans la logique de la violence et ayant érigé le mensonge en idéologie politique, apprend aux compatriotes se réclamant de l’Union pour la Nation toute une série d’anti-valeurs dont le recours systématique au mensonge sape les fondements de la démocratie congolaise en pleine construction.
Cette spirale de violence que nous décrions tous ne se déploie pas seulement à travers notre pays, mais aussi en dehors des frontières de celui-ci avec le concours des divers groupuscules d’extrémistes dont le plus actif semble être l’APARECO, qui est une organisation mise sur pied par Monsieur Honoré NGBANDA, le meilleur allié du M.L.C, pour malmener, ridiculiser, humilier et tabasser à l’étranger des personnalités politiques de la mouvance présidentielle. Ce qui, du moins espèrent-ils, entretiendraient les Occidentaux dans l’illusion que le Président KABILA, n’étant pas à sa place, n’est aimé ni à l’intérieur de son pays ni à l’extérieur de celui-ci.
Certains de nos Ambassadeurs concernés par les mesures de changement à la tête des Ambassades dans le cadre de l’application de l’Accord Global et Inclusif, plus particulièrement ceux de Paris, de Londres et de Rome en ont fait les frais.
Pour les couvrir d’opprobre et porter, par ricochet, atteinte à l’honneur de notre Chef de l’Etat, l’APARECO s’est mise à larguer sur Internet plusieurs mensonges inimaginables, tendant à faire croire que l’Ambassadeur Eddy ANGULU, l’homme récemment décoré et élevé par la France à la dignité de Grand Officier de l’Ordre National de Mérite, aurait cambriolé, à deux heures du matin, son Ambassade et aurait balancé par la fenêtre du deuxième étage de celle-ci l’un de ses collaborateurs qui se trouverait en piteux état.
Quant aux informations mensongères me concernant, elles faisaient état des deux bagarres, en pleine rue, photo montée à l’appui, que j’aurais imposées à mon Adjoint, le Ministre Conseiller MOKOSA MANDENDE dans le but de m’opposer à la remise et reprise à laquelle il me conviait.
Mais, le plus grave est que, peu de temps après le séjour de 15 jours à Rome de l’Ambassadeur Fabien PULU KILO ABI, l’ancien Directeur Ministre des Affaires Etrangères, venu exprès de Kinshasa pour en coordonner les opérations, notre Ambassade a fait l’objet d’une tentative de prise d’assaut menée par une vingtaine de membres de l’APARECO avec à leur tête nos deux chargés d’affaires près le Saint-Siège, Monsieur Eduard KAMBEMBO, chez qui le fils de Zulu habite, et près le Quirinal, Monsieur Innocent MOKOSA ainsi que Monsieur Benjamin OSANGO ONYA, l’un de mes anciens bras droit que l’on a réussi à retourner contre moi pour mieux m’avoir. N’eut été l’intervention d’une cinquantaine d’agents de la Police anti-émeute qui ont mis en échec ce projet diabolique, Dieu seul sait le traitement humiliant que ces agresseurs m’auraient infligé.

Curieusement, au lieu que notre Vice-Ministre des affaires Etrangères, Monsieur Robert MBWINGA BILA, qui est de la même famille politique que nous et qui est, de surcroît, le défenseur de la vision et des intérêts du Chef de l’Etat au sein de ce Ministère, réagisse vigoureusement dans le sens du rétablissement des faits dans toute leur véracité, il adoptera, pousser sans doute par le goût du lucre, des décisions gratifiant les diplomates incriminés d’une récompense injustifiée ;
D’abord parce que Monsieur Benjamin OSANGO ONYA, a été, après mon départ de Rome, nommé 1er Conseiller d’Ambassade et est actuellement à Kinshasa en attente d’une nouvelle affectation, Rome ayant refusé son accréditation ;
Ensuite parce qu’il est en train de faire des démarches pour que le 1er Conseiller Edouard KAMBEMBO NGUZA devienne Ambassadeur.
Et enfin parce que, contre le simple bon sens, il demeure, jusqu’à présent, sourd à la demande de rappel en consultation de Monsieur MOKOSA MANDENDE présentée tant par la Présidence de la République que par la reconstruction et Développement Outre l’intolérance politique dont ont été victimes certains de nos Ambassadeurs, on a également relevée, au fur et à mesure que l’on se rapprochait des échéances électorales, une croissance préoccupantes d’incidents de violence, dont feront les frais Maître Christophe MUZUNGU, Vital KAMERHE, Edouard MOKOLO et plus récemment encore Léonard SHE OKITUNDU et Henri SWANA.
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