En tout cas, l’ancien Représentant de la Rdc en Italie n’a  cessé de recourir à sa plume pour participer, comme cela est de coutume dans le pays de vieille tradition démocratique, au débat démocratique qui ponctue chaque échéance politique majeure.

Sur le front du débat d’idées, l’ambassadeur Umba Ilunga est en passe de devenir une icône. En tout cas, l’ancien Représentant de la Rdc en Italie n’a  cessé de recourir à sa plume pour participer, comme cela est de coutume dans les pays de vieille tradition démocratique, au débat démocratique qui ponctue chaque échéance politique majeure. Dans un article parvenu au Forum des As, l’Ambassadeur Umba se pose à haute voix cette question « Le Vice-Président Jean-Pierre Bemba est-il démocrate comme il le prétend? Réponse dans cette tribune.

Depuis la publication de mes réflexions exposant les raisons pour lesquelles il convient, à mon humble avis, de voter massivement, le 29 octobre prochain, pour le Président Joseph KABILA KABANGE, certains de mes lecteurs, cadres du M.LC ne cessent de me faire remarquer que la présentation de leur leader est tellement partiale et négative qu’elle n’a pu être faite que sous la dictée d’une haine vivace qui m’aurait conduit à jeter de l’opprobre sur l’Union pour la Nation et son candidat.

Je voudrais les rassurer qu’il n’en est rien et les prier de croire que sur le plan extra-politique, mon opinion à l’égard du Vice-président de la République Jean-Pierre BEMBA est très bonne. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en octobre 2004, après la visite de travail que ce dernier a effectué à Rome, ma secrétaire avait été accusée par nos deux chargés d’affaires près le Saint-siège, Monsieur Edouard KAMBEMBO NGUZA et le Quirinal, Monsieur    Innocent MOKOSA  MANDENDE, de l’avoir injurié et traité de cannibale et que furieux, le Vice-président aurait exigé que l’on puisse la renvoyer sur le champ de l’Ambassade.

Cette dénonciation calomnieuse avait été tellement prise au sérieux que j’avais aussitôt été rappelé en consultation à Kinshasa dans le cadre d’une procédure engagée pour me suspendre de mes fonctions jusqu’à la fin de la période de transition en cours. Trois mois plus tard, profitant de la présence à Rome du Vice-président BEMBA venu assister aux obsèques de sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, j’ai osé lui parler de cette histoire rocambolesque.

Désagréablement surpris, il décidera, pour en avoir, le cœur net, de confronter ma secrétaire avec ses accusateurs. A l’issue de cette confrontation, il adressera à ces derniers des vives remontrances et présentera des excuses à ma secrétaire pour avoir été injustement malmenée en son nom.

Cette façon de réparer une injustice subie et de demander sincèrement pardon pour une faute qu’il n’avait pas personnellement commise était si éloignée de l’idée que je me faisais de lui qu’il avait aussitôt grandi dans mon estime depuis cette période jusqu’à ce jour.

Mais si dans toutes mes réflexions, la présentation que j’en fais ne reflète pas cette bonne opinion, ce n’est ni par antipathie, ni par haine, qui sont d’ailleurs des sentiments inutiles et néfastes en politique, mais plutôt parce qu’il me semble, sur le plan strictement politique, dépourvu des qualités qui font les bons démocrates et les bons gestionnaires. Et ce, pour les trois raisons ci-après :

D’abord parce que, de par son caractère autoritaire, turbulent et orgueilleux, il me semble être de ceux qui, en tant que numéro 1, grisés par le succès, se laissent facilement aller à des pratiques dictatoriales et à des débordements préjudiciables à l’intérêt général. Mais en revanche, en tant que N° 2 ou 3, avec un encadrement rigoureux où règne la discipline, ils feront preuve d’une efficacité professionnelle remarquable au profit de la communauté nationale.

Mais l’ennui, c’est qu’avec ces types de caractères, qui sont imbus de leur supériorité et qui, par conséquent, supportent très mal d’être sous les ordres de qui que ce soit, au lieu d’offrir à leur Chef une collaboration répondant à ses attentes professionnelles, ils s’emploieront plutôt à le dénigrer, à détruire tant son prestige que son autorité, à le déstabiliser systématiquement dans le seul et unique but de le faire échouer et de le déposséder de son poste.

Voilà pourquoi, il me semble que Jean-Pierre BEMBA peut être d’une très grande efficacité dans toutes les fonctions que l’on voudra, mais pas dans celles d’un Président de la République que l’on souhaiterait qu’il soit compétent, travailleur, rassembleur, juste, humble et surtout aimant profondément son pays et son peuple.

Forum des As