Défrichée plutôt que créee en 1877 au moment de l’arrivée sur ces terres Wumbu du celebrissime Henry Morton Stanley, Kintambo n’a accédé au statut de commune urbaine que presqu’un siècle plus tard
77 649 habitants dont environ 3 500 expatriés coincés entre quatre kilomètres carrés, 8 quartiers serrés les uns aux autres par des rues et ruelles tortueuses, un hôpital de référence et un carrefour célèbre sous le nom de vélodrome, c’est Kintambo, une des premières communes de la ville province de Kinshasa.
Défrichée plutôt que créée en 1877 au moment de l’arrivée sur ces terres Humbu du célébrissime Henry Morton Stanley, Kintambo n’a accédé au statut de commune urbaine que presque un siècle plus tard, en 1969 par la grâce d’un arrêté ministériel portant le numéro 69/0042 du 23 janvier de cette année. Kintambo peut être défini étymologiquement comme un diminutif de « Ntambu », qui était le nom du village des Bahumbu implanté à cet endroit. A cette époque on parlait de cet endroit en terme de référence géographique comme la partie ouest par opposition à Masina par exemple situé à l’Est.
La ville de Kinshasa s’est développée sur ce point focal, concomitamment avec mère de Kinshasa, grignotant peu à peu de l’espace en s’agrandissant. La colonisation qui battait son plein au milieu des années 50 était aussi porteuse de ses propres germes de destruction avec les images montrées arrogamment aux Noirs sur le mode de vie européen, beaucoup plus moderne. Le contraste entre les deux mondes qui évoluaient pourtant ensemble a été à la base du phénomène dit des « évolués » avec sa tentative de détribalisation, synonyme de concentration de la population indigène dans la cité africaine où elle vivait dans une sorte d’apartheid tacite.
C’est ainsi que les premières élections communales verront la victoire écrasante de l’Abako qui élira à la tête de la toute jeune commune, Mme Alphonsine Kinkela. On ne compte plus le nombre des bourgmestres qui se sont succédés à la tête de cette entité, sauf à vouloir plonger dans les archives quasi inexistantes de la capitale. Ce que l’on sait par contre, est le nom du dernier en date il s’agit de monsieur Sambuza Mandundu qui préside aux destinées de la doyenne des communes depuis 2005.
Bomela tondo Bolisoma Malko/L’Avenir
Last edited: 25/10/2006 18:01:00