M. Athanase Matenda Kyelu, administrateur-délégué de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) a subi de soins intensifs, dimanche 26 novembre 2000 avant d'ętre transféré au pavillon V de la clinique Ngaliema. Des militaires armés jusqu'aux dents lui ont fracassé la jambe gauche, le męme jour chez lui, aprčs avoir fouillé de fond en comble sa résidence sise sur avenue Lusukula n° 2, quartier Saint Luc, commune de Ngaliema.
Aprčs le forfait, ces militaires qui s'exprimaient correctement en swahili ont tout emporté sur leur passage : importante somme d'argent, bijoux, objets de valeur, appareils électroménagers et de communication, abandonnant dans leur fuite deux armes.
M. Matenda revenait d'un deuil ŕ sa belle-famille oů, du reste, son épouse devait passer la nuit. Il était 23 heures lorsque, descendant de son véhicule, il se retrouvera nez-ŕ-nez avec ses assaillants qui lui intimeront l'ordre de leur donner de l'argent et de les accompagner dans toutes les chambres avant de lui demander de se coucher ŕ terre, lui et tous ses enfants. Ici, ils lui posent des questions banales du genre : « Qui es-tu, oů travailles-tu» avant de lui demander : « Sais-tu ce que tu as fait ?». L'un de ses neveux qui s'est sauvé est allé alerter quelques militaires en faction au camp Loano. C'est grâce ŕ un échange des coups de feu que les malfaiteurs, tous habillés en tenue militaire, se sont échappés avec leur butin.
Cet incident reflčte l'insécurité qui rčgne dans la ville. Il est temps que les autorités compétentes prennent toutes les dispositions pour sécuriser les personnes et leurs biens. Au quartier Saint Luc vivent des ministres et d'autres personnalités, comme Matenda, dont la contribution dans l'œuvre de reconstruction nationale n'est pas ŕ démontrer. C'est pour la éničme fois que la maison est attaquée. A qui profite le crime crapuleux ?
En attendant, ŕ l'annonce de cette nouvelle, des opérateurs économiques contactés ont exprimé leur mécontentement face ŕ ce crime dont ils voudraient avoir toute la lumičre.
Certains menacent męme de mettre la clé sous le paillasson ne se sentant plus sécurisés. Car, disent-ils, ce qui arrive ŕ leurs défenseurs est un signe qui ne trompe pas. Ils se sentent donc de plus en plus menacés. L'incident arrive alors qu'il prépare une conférence économique qui sera animée par le chef de l'Etat. L'on ne sait pas alors avec ce crime si le partenariat que le gouvernement veut constructif avec le secteur privé peut s'établir sans problčme.