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La vérité sur les contrats miniers en Rdc

Kinshasa, 23/10/2006 / Politique
L’attribution du certificat d’exploitation relève du cadastre minier et du ministre des Mines. En se délestant d’une partie de leurs actifs miniers, la Gécamines et la Miba se sont conformées aux dispositions du nouveau Code minier. Pour les projets de partenariat, le décret pré­sidentiel intervient pour sanctionner les décisions prises en Conseil des mi­nistres après avis des mi­nistères des mines, celui du portefeuille et enfin celui de l’Ecofin.

La Gecamines et la Miba vendues aux étran­gers par la présidence de la république. Une bonne partie du Katanga, de la rivière ainsi que de la riche cité de Tshikapa vendues aussi. Le pays lui-même serait livré à la vente après les élections. Comme en juillet dernier, l’intox conti­nue de fonctionner en plein régime dans la campagne du second tour. C’est sur­tout dans le secteur minier où des informations les plus invraisemblables sont données pour s’attirer l’électorat dans certaines provinces. Les stratèges du Mlc s’emploient en ef­fet à coller à Joseph Kabila l’image de président fos­soyeur des grandes entre­prises minières, autrefois les principales pourvoyeu­ses des recettes publi­ques.

La campagne accuse en effet, le président de la république d’avoir vendu bon nombre des grandes entreprises minières du pays, notamment la Gécamines et la Miba, de même qu’il aurait spolié de vastes concessions minières à l’Est du pays. Le leader du Mlc, Jean Pierre Bemba en per­sonne, l’avait du reste soutenu dans son meeting du 27 juillet 2006 au stade Tata Raphaël. Pourtant, à lire correctement les dispositions des lois minières dans notre pays, ces affirmations ne résistent pas.

Les spécialistes rappellent tout d’abord qu’en Ré­publique démocratique du Congo, comme partout ailleurs, personne n’est au dessus de la loi ; même pas le Président de la Ré­publique. En effet, depuis la loi Bakajika, la RDC évo­lue sur le principe qui veut que le sol et le sous-sol congolais appartiennent à l’Etat. C’est donc conformément aux lois particu­lières que l’Etat congolais peut accorder à telle ou telle autre personne le droit de jouir du sol, pour l’occuper sur le plan fon­cier et sur le plan minier, notamment en vertu de droit des recherches et de droit d’exploitation.

A ce sujet, il existe d’abord ce qu’on appelle la procédure ordinaire, la­quelle exige que toute per­sonne qui veut investir dans le secteur minier prenne au préalable con­tact avec le cadastre minier. C’est ce service de l’Etat qui inscrira sa de­mande et l’instruira, avant que le ministre des Mines ne prenne un arrêté oc­troyant le droit d’exploita­tion. Aux termes de toutes ces démarches, le cadas­tre minier délivrera un cer­tificat d’exploitation.

La Gécamines et la Miba se sont confor­mées à la loi

La seconde procédure est celle instituée par la nouvelle constitution. Elle concerne les périmètres miniers qui font partie des actifs des sociétés d’Etat. Cette procédure débute généralement par les ac­cords entre des partenai­res intéressés aux projets et au partenariat. Cet ac­cord est généralement sanctionné par ce qu’on appelle « un accord de confidentialité ». La société d’Etat devra par la suite obtenir l’autorisation préa­lable du ministre de tutelle et  pour le cas d’espèce, il s’agit du ministre des Mines et celui du Porte­feuille. Une fois cette auto­risation obtenue, cet accord de partenariat doit passer par la commission spécialisée qui est l’Ecofin que préside le vice-prési­dent Jean-Pierre Bemba, avant d’être discuté en Conseil des ministres. C’est donc au terme des débats en Conseil des mi­nistres que le Président de la République prend un décret qui consacre le partenariat.

La Référence Plus

Last edited: 23/10/2006 16:09:47

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