Si le Premier Commissaire d’Etat, M. Kengo wa Dondo accusait le patron de l’ANEZA, M. Bemba Saolona d’échapper au fisc ce dernier reprochait à Léon Kengo wa Dondo de pratiquer le terrorisme fiscal.

Au début de la lutte armée du MLC, en 1998, au nombre des noms cités à l’ombre du « Chairman », il n’y avait pas que d’anciens généraux de Mobutu. Mais aussi, ses anciens collaborateurs au nombre desquels Jean Seti Yale qui, généralement, travaille en étroite collaboration avec Léon Kengo wa Dondo aussi cité et qui est le seul à avoir battu le record à la Primature (trois fois Premier ministre 1984-1986, 1989-1990 et 1994-1997).
L’an dernier, conduit par le très discret Jean Seti Yale, ancien Conseiller spécial du maréchal Mobutu en matière de sécurité, Léon Kengo wa Dondo avait rejoint Joseph Kabila à Lubumbashi. A l’époque, certains observateurs voyaient en cet acte une tentative de rapprochement et un désaveu à l’endroit de Jean-Pierre Bemba dont on disait qu’il n’entretenait pas de bons rapports avec quelques personnalités politiques Ngbandi.
Mais, au moment où on s’y attendait le moins, voilà que Léon Kengo wa Dondo, qui avait fait plusieurs consultations l’an dernier avec des politiciens congolais, tombe dans les bras de Jean-Pierre Bemba en adhérant, le plus officiellement du monde, à l’Union pour la nation. Les observateurs avertis voient, à travers cette réconciliation entre Un « père » et Un « fils », un enjeu dicté surtout par le besoin, pour le « Chairman », de crédibiliser son combat sur le plan international en recourant à « l’élève modèle » du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale sous le régime Mobutu.
Car, sous la Deuxième République, après avoir flirté à travers « SBK » (Seti, Bemba, Kengo), une union constituée de ce qu’on qualifiait, à l’époque, de trois « Ngbandi blancs », Léon Kengo et Jeannot Bemba Saolona n’avaient pas tardé à entrer en conflit. Si le Premier Commissaire d’Etat, M. Kengo wa Dondo, accusait le patron de l’ANEZA, M. Bemba Saolona, d’échapper au fisc, ce dernier reprochait à Léon Kengo wa Dondo de pratiquer le terrorisme fiscal. Les deux personnalités se sont aussi affrontées, sur les mêmes thème, à la tribune de la Conférence nationale souveraine.
Aujourd’hui que Léon Kengo, après avoir entretenu un flou artistique pendant plusieurs mois, rejoint Jean-Pierre Bemba, d’aucuns s’interrogent sur l’accord intervenu entre les deux personnalités lorsqu’on sait que, depuis la Deuxième République, Léon Kengo n’a jamais côtoyé des milieux philanthropiques. Autrement dit, il fait partie de ces Congolais qui ne font jamais rien pour rien. Qu’attend-t-il de Bemba et qu’il n’avait pas pu obtenir avec Kabila ? Surtout que l’accord Bemba-Kengo intervient après que M. Etienne Tshisekedi, ait revu la position de son parti face à l’Union pour la nation.
Apparemment, JP Bemba tenterait de réduire la fuite des personnalités originaires de la province de l’Equateur vers l’AMP de Kabila.
(Yes)Marcellein Manduakila/Forum des As
Last edited: 21/10/2006 11:13:23