La préoccupation de cet ouvrage n’est pas de trancher en faveur d’une thèse ou d’une autre. Il s’agit pour l’auteur, d’examiner comment l’idée de l’enfer a été apprenhendée à travers l’histoire.
Après avoir fait une revue sommaire de l’idée de l’enfer dans l’histoire religieuse de l‘Occident chrétien, l’auteur s’intéresse particulièrement à la nouvelle spiritualité des Congolais qui est devenue une religion sans enfer mais pleine de démons et où Satan est très présent. Tous les maux dont souffre la société sont reportés sur le Diable, disculpant les vrais responsables de la crise. Quel peut des lors, être le sort d’une population qui a renoncé à trouver une explication rationnelle aux maux de a société ?
L’enfer, lieu de perdition et de torture, habité par Satan fait peur à plusieurs âmes qui inondent les lieux de culte des nouvelles Eglises dites de « réveil ».
La croyance à l’enfer et au Diable ne peut être séparée de la notion de péché qui constitue un des traits fondamentaux de l’eschatologie, qui a impliqué les mentalités dès les premiers siècles du christianisme. Cependant, si les uns affirment l’existence de l’enfer, d ‘autres pensent qu’il est plutôt une création de l’imagination de l’homme.
La préoccupation de cet ouvrage n’est pas de trancher en faveur d’une thèse ou d’une autre, il s’agit, pour l’auteur, d’examiner comment l’idée de l’enfer a été appréhendée à travers l’histoire avec un accent particulier sur le Congo, où l’enfer, à travers le démon et le kindokisme, se trouve au cour de l’agenda de la nouvelle spiritualité. Il est question ici de la représentation de l’enfer, de Satan (...), révélant l’homme avec ses fantasmes, ses pulsions, ses obsessions et ses espérances ainsi que la part de l’irrationnel dans l’homme les constructions fantastiques qu’‘il opère au cours des siècle,s pour rendre compte de ce qui échappe à la compréhension. Le démons, le Diable, l‘Enfer l’empire du mal, concrétisent ses peurs, les religions à la fois ses craintes ci ses désirs ».
Si la croyance à l’existence de l’enfer - pourtant clairement affirmée dans les Ecritures - a presque définitivement quitté les territoires d’outre-mer ainsi que l’à montrer l’étude de R. Joly abondamment cite par l’auteur, il est très présent dans l’agenda de la nouvelle religiosité au Congo, par le biais de Satan qui a littéralement investi les mentalités congolaises. « Lorsque l’on observe la religiosité de l’habitant de Kinshasa, on se rend compte que les termes « enfer » et « Satan « sont devenus interchangeables , écrit Ekombe
Rich Ngapi/Le Potentiel
Last edited: 27/09/2006 18:47:17