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Bonjour | 30/08/2008 1:56 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’impact du Vih/Sida sur la vie des entreprises est bien réel. Il existe un lien direct entre leVih/Sida et la croissance économique, du fait qu’il affecte directement le facteur travail. L’impact du V/hi Sida sur la vie des entre­prises est bien réel. Il existe un lien direct entre le VIH/SIDA et la croissance économique, du fait qui affecte directement le facteur travail. La main-d’oeuvre est, pour les humanistes, le facteur le plus important. Actuellement, dans un pays comme la Répu­blique démocratique du Congo, le VIH af­fecte les gens dans leurs années de vie les plus productives (généralement avant l’âge de 25ans, avec un taux de prévalence du VIH de 4% auprès des personnes de 15 à 49 ans). Le Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (Pnmls) a mis en place, en partenariat avec des bailleurs de fonds, des Comités interentreprises de lutte contre le sida afin d’aider des personnes vivant avec le Vih à contribuer à l’épanouissement de leurs entreprises.

Le coordonnateur natio­nal ad interim du Programme national multisectoriel de lutte con­tre le Sida (Pnmls), Jean Lambert Mandjo, a, au cours d’un échange avec la presse, affirmé qu’il existe un lien entre le Vih/Sida et la croissance éco­nomique, du fait qu’il af­fecte directement le fac­teur travail. La main ­d’oeuvre c’est donc essentiellement frappée d’ab­sentéisme pour des rai­sons de maladies, soins médicaux, mort, etc. On note également une forte rotation du personnel pour combler des postes, rareté de la main-d’œuvre de  qualité pen­dant que les charges liées aux soins et traitements des personnes malades et leurs dépendants augmentent », a-t-il indiqué.

Au niveau macroé­conomique, ceci a comme conséquences à moyen et long terme notamment la perte de la productivité na­tionale (secteur privé et in­vestissements), la main d’œuvre dans les différen­tes unités de production ayant perdu de sa qualité: l’affaiblissement du sec­teur public par une déper­dition du personnel expéri­menté et qualifié ; la réduc­tion de la capacité de fi­nancement des dépenses publiques, du fait de la baisse de la productivité nationale, en même temps que de l’augmentation de la consommation des ser­vices pour 1a couverture des charges consécutives au VIH/SIDA. D’où, la réduction du revenu natio­nal.

Et déjà en 2002, d’après l’ONUSIDA, les premiers résultats des es­timations réalisées actuellement par la Banque mon­diale montrent que l’impact macroéconomique du VlH/SIDA pourrait être assez important pour réduire d’un tiers la croissance du revenu national dans les pays où la prévalence est de 10% chez les adultes. C’est ainsi que la « lutte contre leVih/SIDA » oc­cupe une place de choix dans le Document de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pau­vreté (DSCRP), car il est vrai que la lutte contre la pauvreté passe par la lutte contre le VIH/SIDA. Mais il est encore vrai que la lutte contre le VIH/SIDA passe aussi par la lutte con­tre la pauvreté.

Impact du VIH/Sida sur la vie des entreprises

« Nous pouvons appliquer le schéma ci-­dessus à l’unité de production microéconomique qu’est l’entreprise.  L’entreprise est confrontée à de nouvelles charges de production, augmentant ainsi ses coûts de production,… » précise Jean Lambert Mandjo.

Les principales charges auxquelles sera confrontée cette entreprise sont, entre autres, l’absen­téisme dû au VIH ou au Sida (baisse de la perfor­mance pour cause de ma­ladie. d’absence au lieu de service, etc.), l’indemnité des employés aux funé­railles, soins de santé pour les personnes atteintes mais aussi pour les personnes affectées, la rotation du personnel pour combler tant soit peu les vides res­sentis par l’absentéisme des personnes malades) où aussi des licenciements abusifs, avec comme con­séquence l’augmentation du chômage.

A ces éléments, s’ajoutent le recrutement pour renouveler l’effectif avec ce que cela entraîne comme coût d’opportunité, la formation ou la mise à niveau de nouvelles unités recrutées, qui, elles-mê­mes, courent le danger de ne pas non plus faire lon­gue carrière et le tout s’en­chaîne dans un cycle.

Godefroid Ngamisata/Le Potentiel

Last edited: 26/09/2006 18:10:00

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