Par sa décision n° 139 du 22 septembre 2006, la Haute autorité des médias, agissant à travers sa sous-commission de vigilance et d’éthique électorales à travers les médias (S-C.V.E.M.), a décrété contre Mme Justine Kasa-Vubu un embargo de 10 jours sur tous les médias congolais. Ces derniers sont astreints à la stricte application de la décision sous peine de sanctions conformément à la loi. Le Procureur général de la République, note la décision, est prié de concourir à la bonne exécution de la présente.

La HAM reproche à Justine Kasa-Vubu, actrice politique, des propos diffamants, dommageables, des accusations sans preuves, tenus au cours du journal télévisé du 15 septembre sur Mirador Tv. La décision de la HAM est motivée par le souci d’amener désormais les acteurs politiques à tenir des propos véridiques et dans un langage responsable à travers les médias.

Au directeur des programmes de Mirador Tv, la Haute autorité des médias adresse une recommandation : « la stricte observance de la législation et de la réglementation », faute de quoi la chaîne « risque d’encourir les sanctions prévues à l’article 42 de la loi organique de la HAM ».

Il est noté, par ailleurs, que certains titres de la presse congolaise prennent trop de liberté, ne cessant de s’exposer à des sanctions pénales. C’est le cas du journal « Flash Congo ». Il a publié dans un numéro sans date, au début de septembre, un article reprenant, sans en vérifier l’authenticité, des déclarations attribuées au pasteur Sony Kafuta qui dément.

Plus grave, l’article est imputé à un certain GLS, non autrement identifié, mais présenté comme collaborateur occasionnel du journal, alors que l’éditeur-directeur de publication déclare ignorer son identité ! Ayant reconnu avoir enfreint la loi sur l’exercice de la liberté de presse, l’éditeur-directeur de publication reçoit un blâme, pour manquement déontologique. C’est la substance de la décision n° 132 du 19 septembre.

Quant au directeur de publication du « Manager Grognon », la HAM, par sa lettre du 22 septembre, l’invite, lui et ses collaborateurs, «  à une séance pédagogique » qui sera organisée à leur intention le mardi 27 septembre. Le satirique avait publié un « article diffamatoire à l’égard d’un acteur politique ».

(Yes)

Ben-Clet/Le Potentiel