Il délivrera, à cette confrérie ainsi réunie, un message particulier et en profitera pour parler de son concert de Bercy prévu pour le 31 décembre 2001. La conférence de presse aura lieu en octobre 2001.
Kinshasa, 05.10.2001 - Pour la première fois dans l'histoire de la musique congolaise moderne, un musicien congolais, Papa WEMBA sera reçu par le Centre de la Presse Etrangère à Paris (CAPE) qui réunit toute la crème des journalistes des 5 continents vivant en France.
Il délivrera, à cette confrérie ainsi réunie, un message particulier et en profitera pour parler de son concert de Bercy prévu pour le 31 décembre 2001. La conférence de presse aura lieu en octobre 2001.
Pour la petite histoire, le CAPE est la 3ème grande Association des journalistes au monde. Sous la direction de son président Elias MASBOUNGI, cette association comprend plus de 480 journalistes originaires de différents pays et de tous les continents. LILO MIANGO, seul journaliste congolais membre de cette association et organisateur de cette rencontre a interviewé Papa Wemba avant sa conférence de presse.
AFRONEWS : Parmi les délices de votre concert de Bercy, il y aura au programme votre nouvel album qui est encore en chantier. Un mot sur cette oeuvre ?
Papa WEMBA: (Rire) Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. On ne peut pas faire des commentaires tant que je n'ai pas encore terminé toute sa programmation. Mais comme vous insistez, sachez que cet album s'intitulera "100% Star Bakala Diakuba". Ce sera un album à 70% de musique congolaise et 30% d'un ensemble des musiques du monde qui feront voyager les auditeurs à travers différents rythmes du monde. On y trouvera par exemple, des rythmes latinos parce que j'ai un grand faible pour ces rythmes chauds et dansants mais aussi du R'n'B qui fait l'actualité. Dans ce créneau R'n'B, j'apprécie particulièrement le jeune chanteur anglais Greg DAVID qui fait de choses merveilleuses et qui pourra participer à mon album si son emploi du temps le lui permet.
AN: Dans la dynamique de votre concert de Bercy, l'APE vous recevra en octobre prochain. Connaissant vos relations avec les médias, qu'est-ce que ça vous fait d'être ainsi honoré par cette 3ème plus grande association des journalistes du monde ?
PW. : C'est un grand honneur pour moi que d'être reçu par cette association qu'est l'APE. Sans me jeter des fleurs, je crois que c'est une suite logique du respect que je donne aux médias qui me le rendent bien. Vous savez, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.
AN : A Bercy, il parait que vous aurez des invités prestigieux notamment un orchestre des japonais qui jouent de la musique congolaise. Parlez-nous un peu de ce groupe YOKA CHOC NIPPON de Chiba au Japon ?
P.W. : Le public qui viendra assister à mon concert aura l'occasion d'apprécier le savoir-faire de ces jeunes japonais qui ont choisi de jouer la musique congolaise et en lingala. Ils, sont talentueux, sérieux et amoureux de la culture congolaise. Ils ont découvert la musique congolaise à travers le mouvement de la sape que j'ai initié. De là, ils ont appris à connaître les congolais et à faire comme eux. Bien que vivant chez eux au Japon, ils vivent comme vivent les congolais et sont tous friands des choses congolaises. Je les aime et les admire beaucoup.
AN: Parmi ceux qui se battent bec et ongle pour la réussite de votre concert de Bercy, il y a un jeune qui sort du lot. Il s'agit de Auguy MBANGA. Qui est cet homme ?
PW. : C'est un jeune congolais qui est venu en Europe pour des raisons d'études universitaires. Il s'est attaché à moi et s'occupe de toute l'organisation de ce concert de Bercy car pour lui, c'est une question d'honneur national.
AN: Sa Sainteté le Pape Jean Paul II vous a accordé sa bénédiction apostolique en vous remettant en même temps un diplôme. C'était à l'occasion du grand Jubilé de l'an 2000. Dans sa prière, il a invoqué sur vous l'abondance et la grâce divine. Et depuis, votre vie a changé et vous volez de succès en gloire. Vous mariez votre quatrième fille après les trois premières et votre carrière connaît un franc succès. Comment arrivez-vous à gérer toutes ces bonnes choses ?
PW. : Je gère tout cela avec lucidité et je garde la tête froide car j'ai reçu une bonne éducation de mes parents, une éducation qui m'a fait connaître la valeur des choses. Contrairement à ce qu'on peut croire, je suis un très bon père de famille et la preuve est faite avec toutes mes filles que je marie les unes après les autres. Aucune n'est revenue à la maison parce que son mari n'était pas content d'elle.
Cette réussite dont vous parlez est la conséquence du travail et de la patience. J'essaie de donner le meilleur de moi dans tout ce que je fais. Qu'il s'agisse de la musique ou de la famille, je ne fais jamais les choses à moitié. Et j'ai aussi eu la chance d'épouser une femme qui sait jouer son rôle à mes côtés. Toujours présente, alerte et attentionnée, ma femme, Amazone Rose, est l'héroïne dans l'ombre de mon succès. Elle a su donner une éducation parfaite à nos enfants dont le dernier, notre unique fils qui vit en Bretagne, va aussi se marier bientôt. Voilà ce qui fait la grande joie et la fierté d'un parent qui a su assumé pleinement ses responsabilités.
AN: Un mot sur votre conférence de presse. Il paraît que vous y passerez un message particulier. Quel est-il ?
RW. : Je ne peux rien vous dire pour le moment car la conférence n'a pas encore eu lieu. Le moment venu, vous saurez de quoi il s'agit.
[i]AFRONEWS n°3 Août/Septembre 2001[:i]
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