Dijo souffrait depuis quelques jours d’une céphalée laquelle l’a emporté au moment où son groupe. Dijo basse alias « Louis de Funès » ou encore « Silawuka » s’en va et laisse derrière lui une école et un style. (La rédaction de digitalcongo.net présente ses condoléances à ses familles biologique et artistique)

L'artiste musicien Dijo Matsiatima alias « Nkosi di Mbwa » ne vivra plus que par ses oeuvres qu’il a légué à la postérité musicale de la RD Congo Le bassiste arrangeur du groupe « Dynastie Mutuashi » a rendu l’âme avant son arrivée à l’hôpital général de Kinshasa, dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 août 2006.
Dijo souffrait depuis quelques jours d une céphalée laquelle l’a emporté au moment où son groupe en particulier et l’univers musical congolais en général, ont encore besoin de ses loyaux services au profit du couronnement de la musique africaine. La nouvelle de son décès est tombée tel un couperet tranchant les coeurs des membres de sa famille ses compères musiciens, proches et autres mélomanes, réunis sur l’avenue Kimwenza n°53 dans la commune de Kasa-Vubu ou résidait le défunt La dépouille mortuaire de l’artiste est exposée au terrain Bondo dans la commune de Ngin-Ngiri. Le bureau de l’orchestre « Dynastie Mutuashi » indique que les obsèques interviendront aujourd’hui dans l’après-midi.
Qui était Dijo Basse ?
Né à Kinshasa à l’orée de l’année 1968, Matsiatima Dijoa été un passionné de musique. Mais, avant d’embrasser la carrière musicale, Il avait mis la patte à l’électronique après ses études secondaires. Son flirt avec l’art d’Orphée intervint vers les années 1980 au sein du groupe « Yoka Lokito » de Ngiri-Ngiri avec comme partenaire le soliste Demukuse, qui évolue actuellement dans « Viva La Musica ». Très sollicité pour ses prouesses artistiques Dijo Basse parcourt des nombreux groupes de jeunes de son quartier et d’autres communes bien qu’ayant attachement particulier pour son premier ensemble musical on le verra dans les groupes « Mbata Mbuta » de Bandalungwa « Ancia » de Kalamu avant de collaborer avec « Djo Nickel transfuge de Grand « Zaïko Langa Langa » Il est alors découvert par Al Nzimbs arrangeur au studio Bobongo » Ce vagabondage artistique le mène à Tshala Muana qui devait vers la fin des années 1980 effectuer une tournée africaine c’est alors que l’on a découvert le talent de l’artiste.
A son retour, il accompagne le chanteur Bimi Ombale dans ses co-productions scéniques au lendemain de son détachement de Zaïko Langa Langa et Zaïko Familia Dei.
Quelques temps après il tiendra la « défensive » du contingent instrumental de l’orchestre « Equinoxe des as » à Kasa-Vubu avant d’aller tenir l’orchestration du groupe « Ngwaka Aye » du défunt Dindo Yogo. En 2000, il côtoie les cendres du groupe ok Jazz ». Charmé par la rumba odemba du Grand maître » Franco de Mi amor, il va contribuer à l’émergence du groupe « Multi system » de Madilu System, avant de recouvrer ses anciens amours avec Tshala Muana. Cette dernière ayant été conquise par la particularité de son style musical, lui confie l’organisation de son nouveau groupe. Son expérience et sa connaissance lui vaudront l’élévation au poste de chef d’orchestre et arrangeur attitré dudit groupe. Avec « Mamou Nationale », il gravit les marches de plusieurs salles de spectacles comme en Afrique ou en Europe.
Ses oeuvres
Signalons que sa discographie est timbrée par plusieurs réalisations artistiques à succès. Dans le lot l’on se rappelle des albums « Licencié sans fonction » (Madilu et Debaba) « Talents latents (Faustin Djata Fally Ipupa etc) Frère Edouardx (Maditu),Tokufa po na Congo » (Chanson patriotique pour éveil des congolais avec feu Laurent Désiré Kabila) « Pouvoir » (Madilu) « Malu Dinanga » (Tshala Muana) « Tshanza » (Tshala Muana) « Mamou Nationale » (Tshala Muana) et autres mélopées à succès. Arrangeur musical, travailleur acharné sachant donner une connotation étrangère aux mélodies africaines, « Dijo Basse alias « Louis de funès » ou encore « Silawuka » s’en va et laisse derrière lui une école, un style dont les ronflements de sa guitare basse, ruisselleront à jamais dans la sphère musicale africaine. Le journal Uhuru se joint au malheur qui frappe la famille musicale congolaise.
Bob Ambogo/Uhuru
Last edited: 06/09/2006 19:53:53