L’Office congolais de contrôle (Occ) sollicite l’implication du gouvernement pour améliorer ses prestations.
L’administrateur délégué général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Louise Mayuma Kasende, a appelé jeudi le gouvernement à mettre à la disposition de cette entreprise publique des moyens pouvant lui permettre de jouer pleinement son rôle dans le contrôle de conformité des biens et services.
Cet appel a été réitéré par l’ADG de l’OCC au cours du colloque organisé jeudi à la FIKIN à l’occasion de la journée du ministère du Commerce extérieur autour du thème « exigences des normes et standards internationaux de contrôle dans la régulation des échanges commerciaux ». L’oratrice s’est appesantie sur l’importance et la nécessité de norme dans le développement économique d’un pays. Mme Mayuma a, par ailleurs, relevé que les avantages qu’offre la norme garantie la sécurité des consommateurs en tant qu’instrument officiel de contrôle de la conformité des biens et services en RDC.
La norme, a-t-elle indiqué, notamment facilite l’interchangeabilité, contribue à l’amélioration des revenus des exportations des pays en développement, assure la protection de la santé et de l’environnement. Le gouvernement peut, grâce à la norme, économiser en achetant des biens de qualité et réduire les coûts des entretiens et réparations. Les normes constituent le support majeur dans la régulation qualitative des biens et services échangés à travers le monde, a soutenu Louise Mayuma. Selon elle, seuls les produits et services de qualité conforment aux normes feront l’objet des échanges commerciaux. « La RDC doit donc harmoniser ses normes internationales de manière à mettre sur les marchés internationaux des produits compétitifs »n a-t-elle préconisé.
Pour l’ADG de l’OCC, cette entreprise a pour objectif notamment, d’effectuer les contrôles de la qualité, de la conformité et du juste prix, de procéder au contrôle des avaries et de certifier les produits locaux. A ce jour la République Démocratique du Congo ne dispose que de deux normes nationales, l’une sur les grandeurs et les unités et l’autre sur la farine de frorment. L’OCC se réfère à 10.000 normes internationales de l’ISO et aux 200 normes de COMESA, dans l’exécution de sa mission.
Cette entreprise publique dispose des laboratoires disséminés à travers le pays et assure l’accréditation, c’est-à-dire la reconnaissance de ses compétences sur le plan international.
ACP
Last edited: 04/09/2006 18:58:34