Etienne Tshisekedi refuse de mourir. Mercredi, en effet, M. Jean-Baptiste Bomanza, porte-parole de l’Udps, est revenu sur l’épineuse question des concertations politiques. Mais au nom de qui parle M. Etienne Tshisekedi lui qui n’a pas reçu mandat du peuple en boycottant les élections ? C’est le moment des pleurs et grincements des dents.
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Les deux sous-Commissions instituées en vue de l’apaisement de la tension entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, après les affrontements à larme à feu survenus entre leurs gardes respectives du 20 au 22 août dernier, sont déjà à pied d’oeuvre. Dans la journée de mercredi la première réunion de la Sous-Commission chargée de définir des règles devant conditionner la suite du processus électoral notamment, la période de campagne électorale pour la tenue du second tour de la présidentielle fixée au 29 octobre prochain par la Commission Electorale Indépendante, a eu lieu. Opposant de part et d’autre, deux groupes des cadres vertébrés à savoir, Samba Kaputo, Marcellin Chissambo et Denis Kalume Numbi, pour le camp de Joseph Kabila et, François Mwamba Tshishimbi, Thomas Luhaka et Delly Sesanga Ipung, pour celui de Jean-Pierre Bemba Gombo, les discussions ont démarré dans un climat de parfaite symbiose.
Comme pour dire qu’en fin de compte, les congolais assisteront incessamment à une séance de réconciliation publique entre les deux frères que d’aucuns donnaient pour ennemis alors qu’íls ne sont que des adversaires politiques engagés dans la course pour le tout prochain fauteuil présidentiel en RD Congo. A en croire les sources de La Prospérité, votre Quotidien de l’avenue de la justice, cette première réunion d’une des deux Sous-Commissions s’est limitée à l’échange d’éléments.
De 10 à 11 heures, les participants ont recueilli ce qu’il est convenu d’appeler outre mesure comme termes de référence. Elle reprendra ses travaux le vendredi 1er septembre avant de livrer, au plus tard ce week-end, les secrets de ses délibérations. L’autre Sous-Commission, celle chargée d’enquête indépendante, devrait établir les faits saillants ayant été à la base des affrontements décriés du 20 au 22 août dernier à Kinshasa, la belle.
Entre-temps, la consigne du cantonnement des troupes reste maintenue, a déclaré William Lacy Swing, le Chef de la Monuc, du Ciat et Représentant Spécial de Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, en RD Congo. Il n’y a pas de sujets tabous au cours de ces pourparlers, a-t-on appris hier, en fin de la soirée. C’est autant dire que les questions liées aux médias, au cantonnement des troupes ainsi qu’à leur brassage éventuel avant le deuxième tour de la présidentielle, aux garanties sécuritaires et à l’organisation de la toute prochaine campagne électorale y sont fiévreusement abordées.

Loin de toute complaisance, les deux parties se livrent, nous a-t-on rapporté de source digne, à une gymnastique destinée à amener les deux candidats à se regarder en face dans les meilleurs délais. Question de sauver la patrie !
Etienne Tshisekedi réclame l’élargissement du cercle des concertations politiques
De son côté, le lider maximo de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps en sigle, ne lâche pas prise. Etienne Tshisekedi wa Mulumba est toujours aux aguets. Il souhaite que le cercle de ces concertations politiques ouvertes à la Monuc sous l’œil vigilant de William Lacy Swing soit élargi à son parti ainsi qu’à tous les autres acteurs politiques congolais.
Ainsi, a-t-il révélé Jean-Baptiste Bomanza, le Porte-parole de l’Udps, au cours d’une intervention hier soir sur les antennes de Tropicana Tv. Cet émissaire permanent de Tshisekedi sur l’agora politique croit dur comme fer que seules les concertations politiques élargies permettraient de garantir une paix durable en RD Congo. Surtout que ces élections pour lesquelles les deux candidats se sont affrontés à Kinshasa, auront été, selon lui, organisées dans des conditions d’irrégularités, le 30 juillet 2006, soit un mois après l’expiration du délai de la transition reconnu de 36 mois par l’Accord Global et Inclusif et la Constitution issus de Sun City, en Afrique du Sud.
2ème Tour de la présidentielle du 29 octobre : la Belgique offre 3 millions d’euros à la Cei
Karel De Gucht, le très célèbre ministre des Affaires Etrangères Belges, se veut rassurant. Lundi dernier, à Bruxelles, il a annoncé que son pays, le Royaume de Belgique, était disposé à consentir un effort financier supplémentaire de l’ordre de 3 millions d’euros pour aider la CEI de la RD Congo à organiser le deuxième tour de la présidentielle prévu pour le 29 octobre prochain. D’après l’agence Belga qui a livré en primeur cette nouvelle, Karel De Gucht compterait sur les démarches de Kofi Annan auprès du Japon et des Etats-Unis d’Amérique pour arrondir l’angle de l’enveloppe attendue pour que le deuxième tour se tienne en RDC. Pour rappel, la CEI attend environ 46 millions de dollars pour réussir son pari. A ce jour, Dieudonné Mirimo, Rapporteur de cette Institution, a soutenu que sur ce montant, la Belgique et la Suisse auraient déjà souscrit pour un montant de dix millions d’euros.
Mais d’ici le 29 octobre, espère-t-il, la communauté internationale se mobilisera davantage.
Marcel Ngoyi/Prospérité
Last edited: 31/08/2006 14:48:37