Les fidèles de la secte religieuse « Jésus par la croix »de l’avenue Ndelo n° 6 à Masina sans fil ont été attaqués la nuit du 10 au 11 août vers 3 heures du matin, deux bandits cagoulés ont fait irruption dans ce temple, braquant des armes sur les fidèles ; et causant une panique générale.
Déployée à travers les communes de Ndjili, Masina et Kimbanseke, la police du district de Tshangu traque depuis le 11 août dernier, plusieurs bandes des malfaiteurs qui, la semaine dernière, ont profané deux sectes religieuses à Masina Sans Fil et Mikondo. Sur base de quelques témoignages recueillis auprès des victimes, les enquêteurs espèrent aboutir aux pistes qui conduisent à leurs différents repaires.
De ces bandits cagoulés et armés, la police dispose de peu d’éléments. On sait qu’ils sont des éléments incontrôlés demeurant dans les deux quartiers et qu’ils sont connus des habitants. On sait aussi qu’après leurs forfaits, us désertent souvent leurs domiciles et se réfugient à Kingabwa et Matete. Des semaines plus tard, ils regagnent leurs fiefs pour de nouvelles épopées criminelles.
Excédés par cette recrudescence de la criminalité, les habitants de Masina Sans Fil et Mikondo ont juré de se prendre en charge à travers des groupes d’autodéfense populaire qui on se le rappellera, avaient en 2000, infligé le supplice du collier aux bandits surpris en flagrant de cambriolage et saccagé les containers de postes de police pour leur passivité.
Viol à Masina Sans Fil
Les fidèles de la secte religieuse ” Jésus par la croix” située sur avenue Ndelo n° 6, meurtris dans leur chair par des actes de banditisme, se rappellent non sans rancœur, ni indignation, la veillée des prières organisée dans la nuit du 10 août 11 août
Alors que les rencontres des prières de cette église se déroulent généralement sans incidents, celle du 10 août se tient dans la terreur. Cette nuit-la vers 3 heures du matin, deux bandits cagoulés ont fait irruption dans ce temple, braquant des armes sur les fidèles.
Que personne ne bouge lance l’un des assaillants prêt à tirer sur les imprudents. Panique générale. Pendant que le pasteur tente vainement de négocier avec les bandits, les fidèles prient dans leur for intérieur pour qu’aucun malheur ne leur survienne. Rien n’y fait. Les malfaiteurs vont alors arracher des portables, des bijoux et des billets de banque à leurs victimes.
Après ces rafles, l’un d’eux qui paraissait drogue, a proposé à son compère de se régaler avec les jeunes filles brunes assises sur des nattes. Il en choisira trois qui étaient belles. Dans une pièce de ce temple, ce bandit s’est rue sur leurs victimes, sécurisé par ses coéquipiers qui assuraient la garde. A tour de rôle, les trois jeunes filles ont été violentées par le groupe des bandits.
Signalons qu’avant ce viol en série, la même bande avait cambriolé dans une maison de communications située sur avenue Ndeni n°l, dans le même quartier. Dans cette boutique, ces malfaiteurs ont arraché à Fabrice Mbele, le tenancier, la somme de 150 dollars, des caries prépayées ainsi que des bijoux en or.
Braquage à l’église Megio
Mikondo. Dans ce paisible quartier de la commune de Kimbanseke, les bandits ont également laissé des traces indélébiles dans une autre secte religieuse. Cette même nuit, et des kilomètres de la, le cauchemar fut au rendez-vous d’une autre réunion de prières tenue dans le temple de l’église Megio.
L’incursion soudaine des bandits armés cagoulés, a interrompu les chants de gloire et la séance de prières. Soumis à une fouille systématique, les adeptes ont perdu leurs biens dont des téléphones portables, des billets de banque et des bijoux.
Si Mile Kapi, habitant sur avenue Kifwamese n°70, quartier III, Masina, a perdu une chaînette et une médaille en or, à M. Aimé et Mme Astrid Tshibola, domiciliés tous les deux sur avenue Ilebo n° 24, quartier Mikondo, les brigands ont arraché un portable cellulaire de marque Motorola C 205 et un téléphone portable Nokia.
Parmi les autres victimes de ces délinquants, Citons aussi Mme Lileko, demeurant sur rue Luvwezo n°17, quartier 17 mai, commune de Kimbanseke, qui a perdu sa bague en or.
Signalons qu’à la suite de ces deux braquages doubles de viol dans les sectes religieuses, la police espère neutraliser ces bandits avant qu’ils récidivent dans d’autres lieux de culte du district de Tshangu. Depuis ces coups, certaines églises recourent désormais au service de garde de la police de proximité qui y dépêche quelques éléments, alors que les autres sectes religieuses ont renoncé aux veillées de prières nocturnes.
Le Phare
Last edited: 18/08/2006 17:56:17