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Gina Efonge recommande de nouvelle structures

Kinshasa, 17/08/2006 / Culture
Gina Efonge, l’artiste musicien évoluant dans la diaspora, stipule qu’il faut des experts au ministère de la culture et des arts pour l’évolution de la musique et de l’art congolais. Artiste musicien évoluant dans la diaspora, Gina Efonge (dit aussi Grand prêtre, ou Gina wa Gina) stipule qu’il faut des experts au ministère de la culture et arts pour l’évolution de la musique et de l’art congolais.

La Référence Plus : M. Gina Efonge depuis quand vous êtes a Kinshasa et dans quel cadre ?

Gina Efonge : Je suis à Kinshasa depuis le 25 juin 2006 avec ma femme et mes deux enfants, dans le cadre des vacances.

Les Congolais vous connaissent comme un grand musicien de talent, avez-vous changé de statut ?

Je n’ai jamais changé de statut ? Je suis opérateur économique. J’ai fait un effort pour donner un exemple à d’autres artistes musiciens, de faire aussi les affaires. Je suis patron d’une société de nettoyage et gérant des boutiques d’habillement avec ma gemme et mes enfants. J’ai un pied dans la musique et un pied dans les affaires.

Si vous êtes toujours musiciens, pourquoi ce grand silence dans le monde musical ?

Après le dernier album avec le quatro, je viens de faire un album en solo, qui est en chantier. Bientôt à Kinshasa j’aurais un groupe qui sera dénommé « Sorbona Libanco ».

Quel genre de musique avez-vous joué dans votre album ?

J’ai joué la Rumba améliorée. Et cet album s’intitule « la belle histoire ». C’est un album à 6 titres.

Qu’en est-il de quatre aujourd’hui ?

Le quatro existe toujours, mais chacun des nous a ses responsabilités. Nous avons commencé un troisième album, mais il y a eu un inconvénient avec notre producteur JPS ; heureusement, la situation s’est apaisée. Par ailleurs, le second album du quatro n’avait pas assez de succès à Kinshasa et dans d’autres cieux. Faute de promotion. La personne commise à cette tâche, n’a pas pris son travail au sérieux. Quant au titre du troisième album, je ne suis pas sensé et disposé de donner le titre de cet album avant de tout finaliser. Il revient au manager du quatro, Me John à annoncer le titre de cet album au public.

Faites-vous une lecture de l’actuel paysage musical de la RDC ? Est-ce qu’elle a évolué ou non avec la nouvelle génération ?

Après nous, la musique congolaise a toujours évolué. Nos jeunes artistes ont beaucoup évolué dans beaucoup de domaines. Nous qui sommes dedans nous ne la voyons pas. Mais ceux qui sont à l’extérieur comprennent et connaissent la place de la musique congolaise.

Mais on ne peut jamais comparer notre époque à celle de nos professeurs comme Rochereau Pascal, Nico. La notre aussi, on ne peut pas la comparer à celle d’aujourd’hui. Mais ces jeunes ont évolué tels que King Kester Emeneya, Koffi Olomidé, J.B. Mpiana, Werrason, Karmapa, Wazekwa...

Dans quelle mesure comptez-vous aider la RDC et ses musiciens après avoir passé un moment crucial de notre histoire ?

Avec mon expertise, je peux aider mon pays dans le domaine de l’art et culture ; l’art n’est pas seulement la musique. Et ce n’est pas seulement l’or et le diamant qui peut de l’argent à l’Etat, la musique aussi. Par ailleurs, cet art, il faut savoir la communiquer. Cette communication exige des structures qui doivent être établis par notre ministère des cultures et des arts.

L’artiste est un acteur. Exemple. En France, les discours du général De gaule étaient élaborés par son ministre de culture et des arts Malreau André. Ces discours ont fait de la France un pays de paix et de fraternité. Moi Gina Efonge, je fais partie de ce genre d’homme. Quant aux musiciens qui disent que le gouvernement ne les aide pas, il y a de quoi se demander qu’est-ce qu’ils ont déjà fait pour le gouvernement. Bien que la musique adoucit les moeurs. Mais les musiciens ne payent pas les taxes. Les orchestres sont des entreprises qui doivent être déclarés à la chambre de commerce. Chaque orchestre doit avoir un compte en banque. Chaque musicien ou danseuse doit aussi avoir une fiche de paye qu’on doit verser sur son compte quelque soit le montant. Cela leur permettra de garantir leur avenir, leur sécurité et leur retraite.

Loola Milton Samuel/La Référence Plus


Last edited: 17/08/2006 21:09:32

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