Sous l’impulsion du nouveau conseil de gestion, la DGRAD est engagée dans un vaste programme de renforcement des capacités de maximisation des recettes non fiscales.
Le directeur général adjoint de cette régie financière, M. Kalala Mukongo, en a donné les grandes lignes hier, au colloque de la Fikin axé sur le développement durable et la bonne gouvernance. Le numéro deux de la DGRAD s’est particulièrement étendu sur ce service mobilisateur des recettes non fiscales de l’Etat. Pour ce faire, Kalala Mukongo a donné les motivations ayant poussé l’autorité à créer cette régie financière. Il s’agit de l’évasion des recettes non fiscales générées au sein de service de l’administration publique qui jadis se situaient à 20 pour cent au budget de l’Etat et qui ont chuté jusqu’à atteindre 2 pour cent.
La DGRAD a ainsi vu le jour dans cette conjoncture morose et poursuit plusieurs objectifs, notamment celui de réaliser un montant minimum de recettes arrêté par la loi portant budget de l’exercice, afin d’accroître les ressources propres de l’Etat.
Pour le numéro deux de la DGRAD, de gros efforts ont été déployés par cette régie depuis des années, pour atteindre le niveau des réalisations élevé.
Si en 1996, sa régie a réalisé 27.190.973 dollars, en 2005, ses réalisations ont atteint la crête de 91.336.778.497 dollars. Fort de nombreux accroissements de recettes, Kalala Mukongo s’est réjoui de voir que cette régie financière a signé un contrat de performance avec le ministère de tutelle et que ce dernier évalue périodiquement. Ayant pour mission l’ordonnancement et le recouvrement des taxes fixées par la nomenclature des actes générateurs des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations ainsi que leurs modalités de perception, la DGRAD oriente les assujettis aux différents droits, taxes et redevances, vers les institutions bancaires ou les comptables publics désignés à cette tâche par le ministère de Finances.
Parlant des perspectives d’avenir, le numéro deux de la DGRAD a indiqué que sa régie entend se déployer à travers toute l’étendue de la RDC, en même temps qu’elle veillera à la délivrance des documents et des preuves authentiques et donnera ses avis dans l’octroi des avantages fiscaux liés aux nouveaux investissements. Lors des débats, le DGA de la DGRAD a su éclairer les zones d’ombre autour des actes générateurs des recettes non fiscales, de prétendues contributions des régies financières au processus électoral et à l’appui technique et financier des partenaires extérieurs à toutes ces régies. Notons que depuis le début de cette semaine, la DGRAD a lancé un ambitieux programme de renforcement des capacités de ses agents et de la restructuration de ses services.
J.R.T/Le Phare
Last edited: 15/08/2006 18:13:43