Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 05/12/2008 10:35 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Il s’agit de la multitudes de diplômés, hommes et femmes confondus contraints par la dynamique de la vie active à se lancer dans un domaine pratique ne cadrant pas avec celui de leur formation. La situation de crise qui sévit en RD Congo produit des effets dans plus d’un sec­teur de la vie nationale. Cette condition est si ambiguë qu’elle apparaît aussi bien dans l’ordre des causes que dans celui des effets du sous-développement.Il s’agit de la multitude de diplômés, hommes et femmes confon­dus contraints par la dynami­que de la vie active, à se lan­cer dans un domaine prati­que ne cadrant pas avec ce­lui de leur formation. La non planification de la vie natio­nale et ses corollaires, dont notamment le manque d’em­plois, est parmi les facteurs qui expliquent cette réalité.

Dans cet ordre d’idées, un re­gard sur la société a révélé que de nombreuses couturiè­res établies à Kinshasa se sont lancées dans le com­merce de la friperie. Selon des témoigna­ges, la montée de la pau­vreté de ménages et les im­portations massives de bal­lots de friperies ont engen­dré une baisse sensible de clientèle, en terme de de­mande de prêt-à-porter. Aussi faute de se tourner les pou­ces dons des ateliers, des couturières dûment formées ont choisi le réalisme et adopté le micro commerce, pour notamment répondre aux exigences de survie.

En effet, la fluidité douanière ca­ractérisant la société en proie à une crise multiforme, s’est avérée favorable à une catégorie d’importateur. Ceux-ci ont inondé le marché local de ballots de friperie au contenu diversifié. L’aug­mentation constante de l’of­fre a occasionné la compéti­tivité des prix. Et cela a suffi à susciter une hausse rela­tive de la demande. Avec 200 francs congolais, une ména­gère trouver la possibilité de couvrir le corps d’un enfant d’âge scolaire. 500 francs congolais voire le double de ce montant permettent à un père ou à une mère de se faire décrocher quelque ha­bit répondant à son goût et à un moment donné.

Parfois, ce montant ne représente même pas le prix d’un tissu ou d’un pagne, afin que l’on envisage de demander un service dans une maison de couture. Pour tout dire, le déversement de la popula­tion sur la friperie s’appa­rente, pour l’heure, à un phé­nomène de société. Grâce à la fluidité douanière, elle ar­rive à afficher une présence imposante dans tout un cir­cuit économique. A court terme, cela propose avec rapidité une solution au problème d’habillement, auquel font face le gagne-petit. A long terme, cette facilité ap­parente à la classe gouver­nante l’ambition de développer la culture du coton, en vue d’offrir des possibilités de relance à l’industrie textile locale. Pour leur part, des personnes formées en coupe et couture assistent tacitement à une menace la­tente contre leur métier.

Il    est, par ailleurs, une forme de politique courant en RD Congo qui consiste dans l’absence manifeste des ef­forts d’encouragement des initiatives d’entreprises à la base. Cette politique mainte fois décriée réside dans trois pratiques non conformes à une société qui aspire au dé­veloppement par les efforts collectifs des citoyens et des gouvernants. Ce sont : la surfacturation de la consom­mation de l’énergie en cas de mise en place d’une unité de production, l’acharnement fiscal et les tracasseries ad­ministratives et l’inexistence d’un système de crédit, pour encourager les petites et moyennes entreprises à la base.

PG. Boy/L'Avenir

Last edited: 09/08/2006 16:42:42

Related Articles

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067