Nommés par décret présidentiel dans les entreprises publiques depuis le 24 mai 2006, les commissaires aux comptes débutent ce lundi au centre d’accueil Kimbanguiste de kinshasa, une session de formation pour l’acquisition de l’expertise.
A partir de ce lundi 7 août, les commissaires aux comptes dans les entreprises publiques, nommés par décret présidentiel 086/06 du 24 mai 2006, sont conviés à une session de formation et de recyclage au centre d’accueil kimbanguiste de Kinshasa/Kasa-Vubu.
Cette formation prévue du lundi 7 au samedi 12 août sera dispensée par le Conseil permanent de la comptabilité au Congo (CPCC) et l’Inspection générale des Finances (IGF), deux organes de contrôle des services de l’Etat.
L’ouverture solennelle de ce séminaire sera marquée notamment par des mots de circonstance du ministre du Portefeuille Célestin Vunabandi, du secrétaire général Foko Tomena du CPCC et de l’inspecteur général des Finances Batubenga. Après l’ouverture des travaux, il sera procédé aux enseignements techniques qui vont porter sur l’exercice du travail de commissariat aux comptes.
Selon le SC du CPCC, cette formation va permettre aux participants d’acquérir l’expertise nécessaire pour bien accomplir leur travail dans les entreprises publiques. Conformément à la loi, les commissaires aux comptes ont mandat de vérifier les livres, la tenue de la caisse, le portefeuille et les valeurs de l’entreprise, de contrôler la régularité et la sincérité des inventaires des biens ainsi qu’à l’exactitude des informations données sur les comptes de l’entreprise dans les rapports du conseil d’administration.
Devoirs et obligations
Concrètement, la formation et le recyclage vont porter sur les devoirs et obligations et sur l’audit financier dans les entreprises publiques. L’objectif majeur poursuivi est d’arriver à certifier les comptes dans un meilleur délai, mais aussi de garantir la transparence et la bonne gestion dans ces entreprises souvent considérées comme des biens sans maître.
Le renforcement des capacités des commissaires aux comptes, grâce à cette formation dispensée par deux institutions de contrôle de l’Etat, va aider à ce que les ressources publiques soient bien gérées dans ces entreprises. Du côté du ministère du Portefeuille, il est attendu à terme que les entreprises publiques contribuent au budget de l’Etat, en termes de paiement d’impôts et taxes et de versement des dividendes.
En d’autres termes, les commissaires aux comptes vont contribuer à la rationalisation et à l’assainissement de la gestion, avec à la clé un meilleur encadrement de l’impôt et des dividendes à verser à l’Etat. Au regard des objectifs poursuivis, il ressort que cette session de formation et de recyclage à l’intention des commissaires aux comptes tombe bien à propos.
D’autant plus que, l’état de lieux dans les entreprises publiques en ce qui concerne la tenue des comptes, la conservation et le classement des pièces comptables, le processus d’évaluation... n’est pas reluisant.
Assainissement de l’économie
Dans un contexte général marqué par l’assainissement de l’environnement économique, le gouvernement a donc réaffirmé la grande importance qu’il attache à une gestion orthodoxe par la réhabilitation du corps de commissaires aux comptes. Ainsi, s’explique la promulgation le 24 mai 2006 du décret portant nomination des commissaires aux comptes dans les entreprises publiques, suivie de l’installation effective des intéressés dans ces entreprises.
Mais pour bien faire les choses, le gouvernement a estimé qu’un renforcement des capacités des cadres nommés était nécessaire car les commissaires aux comptes sont appelés à faire preuve de responsabilités qui sont à la fois morale, administrative et surtout légale.
Au cours de cette session de formation, le CPCC et l’IGF devront remettre à niveau les connaissances techniques et aptitudes professionnelles des commissaires aux comptes. Pour mémoire, le CPCC est un organe d’avis et de conseil du gouvernement dans le domaine de la comptabilité.
Par contre, l’IGF est un organe de vérification et de contre vérification de l’Etat habilité à mener des investigations dans la gestion des services de l’Etat.
Didier Munsala Buakasa/L’Observateur
Last edited: 07/08/2006 18:09:19