Dans une émouvante faculté inventive, beaucoup d’oeuvres musicales se rattachent à ce génie créateur qui s’exprime dans un lyrisme éclatant, mais aussi dans un cynisme qui s’évade au délà de notre imagination.
La musique congolaise moderne se caractérise par une abondante littérature qui traduit un érotisme époustouflant. Une fulgurante capacité créative, un flot de compositions qui reflète une propension attachante aux thèmes amoureux dont la femme est le nœud, cette inclination tonifiante vers l’amour a créé un monde à forts relents idylliques, le monde. Le monde, c’est l’univers des musiques congolaises.
Ce sentiment perpétré et essaimé par des générations successives de nos artistes musiciens, connaît de nos jours une extension florissante. D’où l’on constate aujourd’hui un engouement à chanter la femme, à y exprimer dans un indéfinissable désir sa beauté et ses travers dans d’innombrables représentations qu’ils se font d’elle, et dans une virtuosité dont ils détiennent le secret. Dans une émouvante faculté inventive, beaucoup d’œuvres musicales se rattachent à ce génie créateur qui s’exprime dans un lyrisme éclatant, mais aussi dans un cynisme qui s’évade au delà de notre imagination.
Des œuvres qui éclairent à propos de la femme, une sorte de lanterne dont les faisceaux constituent un enchevêtrement d’idées exerçant sur le public un genre de fascination.
La femme, chef d’œuvre de Dieu, créature la plus attirante et la plus conquérante de l’humanité, se présente comme un beau fruit offert par leur muse inspiratrice de leurs oeuvres. Mais, il faudrait bien tracer une ligne de démarcation dans cette exaltation de la femme. Si ceux qui sent dans la lignée de Luambo Makiadi (Franco) crucifient la femme dans leurs oeuvres en les sacrifiant sur l’autel de l’émotion, en frappant sur les clous qui commandent à leur nature condescendante, d’autres par contre, gagnent à demeurer dans les sphères sereines de l’amour, dans ce monde éthéré de plaisirs.
Lesquels nous introduisent dans les dédales du rêve. Les porteurs de cette flamme érotique sont nombreux dont le pionnier est le musicien Tabu Ley. Mais pour le moment les suffrages se sont portés sur l’artiste musicien Madilu System, qui à travers ses oeuvres idylliques, pleines de veines de convictions amoureuses et d’humanisme, dans lesquelles s’accompagnent des fées bienfaisantes pour les femmes et dont les paroles les plus bénies et les plus sentimentales, sont dignes de rendre une amoureuse geôlière de son conquérant. Les femmes congolaises feraient mieux de ne pas écouter sa mielleuse voix, de peur d’être prises dans son hameçon.
JK/Uhuru
Last edited: 31/07/2006 19:08:59