Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 07/01/2009 23:09 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Alors que la déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) datée du 20 juillet courant et faisant état de l’intention de l’Eglise catholique de la Rdc de ne pas reconnaître la validité des scrutins non inclusifs et non transparents continue de susciter des commentaires en sens divers, l’Eglise catholique de Kinshasa vient d’enfoncer le clou. Dans un message signé le 21 juillet par plusieurs évêques, prêtres, abbés et frères de la capitale et lu hier dans toutes les paroisses kinoises, une interpellation collective est adressée à la CEI (Commission électorale Indépendante), au CIAT (Comité International d’Accompagnement de la Transition) et à la Communauté internationale.

Pour l’essentiel, les encadreurs des chrétiens catholiques de Kinshasa menacent de décréter le boycott des élections 2006 dans l’hypothèse de l’ignorance continue des revendications des forces politiques et sociales ayant trait au flou entretenu autour de l’excédent de plus de 5 millions de bulletins de vote, des listes électorales définitives, de la délocalisation du serveur central et du fichier central, de l’absence du calendrier électoral complet, etc.

En s’alignant sur la position de la Cenco, l’Eglise catholique de Kinshasa vient de balayer les zones d’ombre qui la faisaient passer pour une tête brûlée chaque fois que la « maison-mère » était appelée à se prononcer sur une question d’intérêt national. Cette fois-ci, laisse-t-on entendre, l’ensemble de la communauté catholique congolaise semble décidée à parler d’une seule voix. Créditée de près de 70 % des croyants en République Démocratique du Congo, l’Eglise catholique pourrait mettre à mal les scrutins présidentiel et législatif de ce dimanche 30 juillet si la consigne de l’abstention était effectivement mise à exécution.

Mathématiquement parlant, le taux de participation risque de ne pas dépasser les 30 %, ce qui pourrait donner un chiffre de plus ou moins 17 millions d’électeurs non votants sur un total de 25 millions. Un tel taux d’abstention devrait logiquement conduire à l’invalidation automatique des résultats des urnes. Compte tenu de la montée de la tension non seulement chez les catholiques mais aussi dans plusieurs états-majors politiques, notamment ceux du Cartel des 19 présidentiels et de plusieurs formations politiques mécontentes de l’exclusion de leurs militants des opérations d’identification et d’enrôlement, la CEI et les financiers des élections congolaises auraient tort de continuer à faire la sourde oreille. D’ici le 30 juillet 2006, il leur est encore possible d’apporter des correctifs de nature à rassurer les structures politiques et apolitiques ayant une forte emprise sur les masses électrices.

Il n’arrive pas souvent à l’Eglise catholique de la RDC de se mêler de la politique. Aussi lorsqu’elle prend ouvertement position, comme c’est le cas présentement et comme ce fut le cas un certain 16 février 1992 pour réclamer la réouverture des travaux de la Conférence Nationale Souveraine, c’est un signal fort que le destin de la patrie est en ballottage. Qui endosserait la responsabilité de l’échec du nouveau rendez-vous électoral du peuple congolais avec l’histoire ?

Kimp./Le Phare

Last edited: 24/07/2006 16:52:13

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067