Ce programme insiste sur le fait que le niveau de malnutrition néonatale et infanto-juvénile varie selon le milieu de résidence rural ou urbain, le niveau d’instruction de la mère et niveau de pauvreté du ménage dans lequel vit l’enfant.
En République démocratique du Congo, le niveau de la mortalité néonatale et infantile reste encore préoccupant au regard des statistiques disponibles. Ce qui le classe parmi les pays africains ayant un taux de mortalité maternelle et néonatale au-dessus de la moyenne africaine. Les données de l’enquête MICS 2 de l’an 2001, indiquent que 126 enfants sur 1000 ne fêtent pas leur 1er anniversaire.
En plus, le taux de mortalité infanto-juvénile s’élève à 213°/oo. Presqu’un nouveau-né sur 5 n’atteint pas l’âge de 5 ans. Parmi les causes à la base de ce taux élevé de mortalité néonatale et infantile, il y a le faible poids à la naissance allant jusqu’à 23% ; la prévalence élevée de la malnutrition aiguë modérée et sévère avec 16,1% chez les enfants de moins de 5 ans et le taux élevé du retard de croissance atteignant jusqu’à 27%. Le taux élevé de l’insuffisance pondérale modérée et sévère des enfants de moins de 5 ans (31,1%) ; des carences en micronutriments dont la carence en vitamine A (61,1%) et l’anémie (55%) et le faible taux d’allaitement maternel exclusif (23,8%) s’inscrivent aussi sur la liste des causes favorisant le taux élevé de la mortalité néonatale et infantile.
Selon le Programme National de Nutrition (PRONANUT), le paludisme, les infections respiratoires, les maladies diarrhéiques et l’infection à Vih/Sida s’ajoutent à la mauvaise situation nutritionnelle. Ce programme insiste sur le fait que le niveau de malnutrition néonatale et infanto-juvénile varie selon le milieu de résidence rural ou urbain, le niveau d’instruction de la mère et le niveau de pauvreté du ménage dans lequel vit l’enfant.
Pour réduire ce taux, le PRONANUT propose comme stratégies la consultation préscolaire à travers la surveillance de la croissance à travers la pesée ; la promotion de l’allaitement maternel et de l’alimentation de complément ; la vaccination et supplémentation en micronutriments dont la vitamine A ; le déparasitage au mébendazole et la promotion de l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide.
Ensuite, il y a la Prise en Charge intégrée des Maladies de l’Enfant (PCIME) ; la Prévention de la Transmission du Sida de la Mère à l’Enfant (PTME) et la communication pour le changement de comportement (CCC). Le PRONANUT pense que pour parvenir à un impact visible de la réduction de la mortalité néonatale et infanto-juvénile, la vision intégratrice au niveau périphérique c’est-à-dire la zone de santé, l’hôpital général de référence et le centre de santé, dans la communauté, doit être de mise.
Gypsie Oïssa/Uhuru
Last edited: 20/07/2006 16:05:45