Lac reprend bientôt ses vols sur les lignes intérieures en Rdc
Kinshasa, 17/07/2006 / Economie
Les problèmes administratifs qui prévalaient au sein de la société d’aviation «Lignes aériennes congolaises» (Lac), viennent de connaître leur dénouement. Le nouvel horaire des vols nationaux est déjà là.
A N’Djili-aéro où la compagnie aérienne nationale à son siège administratif, la direction des LAC s’apprêtait à faire un communiqué officiel. Avec un personnel évalué à 1.600 agents, les LAC viennent des profondeurs : plus de 162 mois d’arriérés de salaire, une montagne de problèmes administratifs et techniques, pas de flotte, des créances qui s’élèvent à plusieurs millions de dollars dont 25 millions que lui doit l’Etat R-dcongolais.
Marché députés
Le partenariat tant vanté avec l’espagnole Bravo a tourné court. Il n’aura duré que l’espace d’un matin. Aujourd’hui, dit-on, Bravo qui tient à demeurer en R-dCongo, a monté en association avec des dignitaires du régime 1+4 la compagnie Bravo-Air Congo. Entre-temps, LAC qui refuse de mourir de sa plus belle mort, mise sur sa relance. Elle aurait signé un contrat de partenariat avec Ameg, une compagnie basée aux Etats-Unis, laquelle aurait promis de mettre à sa disposition trois appareils. Selon, le service de communication, les avions qui vont desservir les lignes intérieures sont une acquisition de LAC. Un appareil Boeing 737 se trouverait déjà dans les hangars de LAC à l’aéroport de N’Djili. Deux autres avions, un Boeing 727 et un DC 8-62 FC seraient encore aux Etats-Unis mais en voie d’être acheminés en R-dCongo. La direction de LAC fait remarquer que ces trois avions ont été achetés auprès d’un homme d’affaires espagnol résidant aux Etats-Unis.
L’ex-Air Zaïre avait cessé toute exploitation en 2001 faute de flotte. Mais ses déboires ont commencé bien avant dans les années 80. A la suite de la mauvaise gestion qui a caractérisé les directions successives, elle a perdu l’un après l’autre tous ses appareils, DC 10, DC 8, Boeing 727, Caravelle, Fokker..., une flotte considéré à l’époque comme un des fleurons de la République. Par ailleurs, LAC se retrouve sur la liste noire de la France qui interdit l’atterrissage de nombre d’avions des compagnies africaines sur son sol. Pourtant, sur l’avenue du port, siège commercial de la compagnie, on affirme que LAC maîtrise bien la question de maintenance.
« Notre personnel est qualifié par la Fédéral Américain Aviation, FAA, qui accorde la licence de qualification des maintenanciens des appareils volants imitant l’oiseau naturel », explique un mécano de bord.
Les agents des LAC regrettent que le ministre des TransComms Eva Mwakasa, qui était pourtant en mission en France n’ait rien fait pour obtenir la levée de la mesure d’interdiction qui frappe LAC. « Il faut comprendre que les responsables de ce pays ne s’imprègnent pas de la valeur de l’investissement dans l’aviation. Une compagnie arienne est un bon moyen de tout investissement pour tout pays développé ou en voie de déve1oppement, fait-on remarquer.
Des avions non conformes aux normes de maintenance continuent à voler en R-dCongo. Des licences ont été même accordées à des compagnies qui utilisent les avions russes alors qu’aucune d’elles n’a le personnel formé en Russie. C’est dangereux ! », déclare-t-on chez LAC. Ici, on veut faire croire que les techniciens sont bien formés et on souhaite que les autorités s’inspirent de l’Angola et du Congo Brazzaville qui ont chassé les compagnies aériennes non en ordre de maintenance.
PAPPY MBAKI/Le Soft international
Last edited: 17/07/2006 19:28:55