Qui pourrait être l’auteur de cette fraude. C’est ici que la superche­rie se mêle au populisme pour dessiner le danger qui guette le peuple congolais.

Le Mlc est un des partis au pouvoir, c’est même plus que le Pprd, un « parti com­posante » en sa qualité de signataire de l’Accord glo­bal et inclusif. Son prési­dent est membre de l’es­pace présidentiel. Il n’a pas cherché et obtenu ce poste pour la parade, mais pour effectivement diriger la transition. Il a pour cela reçu les moyens de son action.

C’est à ce titre que le Mlc a comme le Rcd et d’autres, un membre dans la commission électorale indépendante. Jusqu’à pré­sent, ni le président du Mlc ni son représentant à la Cei n’a fait état d’une pré­paration de fraude électo­rale. Par contre, sur une chaîne de télévision, un membre du Mlc, un certain Désiré Mbonzi wa Mbonzi, dans l’allure de comédien, parle de trafic des cartes électorales, indique des endroits où ce trafic se fait.

Bien entendu, il n’est pas question d’un discours clair, pas non plus question de saisir les organes de la loi pour que les fraudeurs soient arrêtés et répondent de leurs actes. L’astuce ne trompe personne. JP Bemba aime le pouvoir. Il ne voit pas son avenir sens pouvoir. Mais il est le premier à ne pas se trom­per par la popularité fabriquée par lui et à travers ses chaînes de télévision.

Il est le premier à savoir que pour plusieurs raisons qu’il serait malséant d’énu­mérer ici, qu’il ne sera pas élu. L’une des raisons prin­cipales, c’est qu’il n’a pas un thème de campagne rassurant. Il use de mani­pulation et de tricherie. « Muana Congo, fuite de responsabilité dans sa gestion de la transition, duplicité dans le discours qui fait que d’un côté il parle des élections tru­quées et de l’autre il bat campagne. La finalité de tout cela, c’est ce qu’il a dit à Tshikapa.

L’Avenir