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La pègre kinoise en campagne criminelle

Kinshasa, 13/07/2006 / Société
Suite à l’absence d’un dispositif sécuritaire, les candidats à la présidentielle et aux législatives 2006 font les frais d’un banditisme urbain ambiant. La sécurisation du processus électoral, tel que souhaitée et voulue par tous, doit en principe prendre en compte à la fois la surveillance du matériel électoral, celle des bureaux de vote et centres de dépouillement, ainsi que la garde des candidats aux élections présidentielle et législatives.

L’absence jusque-là des dispositifs sécuritaire en faveur des candidats aux élections présidentielle et législatives, ces derniers font aujourd’hui les frais d’un banditisme urbain ambiant. C’était le pasteur Mukungumbila visité par des malfaiteurs.

Ces bandits en tenue et armés avaient pris d’assaut sa résidence, tiré plusieurs coups de feu sans faire des victimes. L’homme de Dieu qui a imploré la protection de l’Eternel, s’en rappelle avec traumatisme.

Après lui, des bandits ont tenté d’agresser d’autres candidats, des mandataires publics et même les animateurs de certaines institutions de la transition.

Un engin explosif lancé nuitamment dans la résidence de M. Bahati Lukwebo, à Limete, et dont les débris ramassés par les services d’enquête, n’ont pas encore livré leurs secrets, ni quelques traces d’identification de fameux agresseurs.

Et comme si cette série noire ne faisait que commencer, d’autres bandits non identifiés se signalaient au domicile du bâtonnier Innocent Mpinga Tshibasu.

Devant la recrudescence de ces actes criminels, la réplique du gouvernement s’est toujours faite attendre, en dehors des discours d’indignation.

Sun le terrain, le décor n’ayant pas changé, les bandits continuaient à vaquer impunément à leurs épopées criminelles.

La semaine dernière, l’assassinat du journaliste Bapuwa Mwamba ne prouve-t-il pas l’absence d’un dispositif sécuritaire rénové et adapté à la recrudescence de la criminalité !

Pourtant, avec son charroi automobile pimpant neuf et exhibé lors des manifestations politiques, l’opinion était rassuré qu’avec ce matériel, la police viendrait à bout des malfaiteurs.

Curieusement, c’est au cours de cette période que l’on enregistre un regain de l’insécurité et des crimes aussi révoltants que traumatisants. La pègre kinoise semble poursuivre allègrement sa campagne criminelle dans la capitale.

Si l’attention des responsables des institutions est absorbée par la campagne électorale, doit-on alors parler de la déliquescence de l’autorité de l’Etat ? Doit-on attendre la fin du processus électoral pour s’attendre à une sécurisation maximale ?

Autant des questions que se posent à longueur des journées, les nombreuses victimes qui redoutent la récidive des cas d’agression.

Avait-on songé aussi à accroître la couverture sécuritaire des électeurs et de leurs biens ? La réponse doit provenir des responsables des services d’ordre.

Si les nombreux candidats exclus de la gestion de la transition, se plaignent de la recrudescence de l’insécurité, parce que certains d’entre eux ont fait les frais du banditisme urbain, le problème de la sécurisation du processus électoral dans son ensemble n’a pas encore trouvé de solution. Il se pose avec acuité et requiert que le gouvernement s’y penche avec diligence.

J.RT./Le Phare

Last edited: 13/07/2006 18:22:08

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