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Bonjour | 07/01/2009 22:34 | English Make DC Home page | RSS feed

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Ces billets en très mauvais état que les Kinois appellent des « blessés de guerre » sont souvent des coupures de cinquante et de cent francs congolais. Dernièrement des enseignants de Kinshasa ont organisé un sit-in devant une banque commerciale pour protester contre des manquants de billets constatés dans des liasses lors de leur paie effectuée via cette banque. Dans la foulée de la persistance de manquants dans les liasses en circulation, il est de plus en plus déploré l’abondance des billets de Francs congolais impropres à la circulation.

A Kinshasa et en province, l’on observe nombre de ces billets en circulation, communément appelés « blessés de guerre » par les Kinois. Ces billets en très mauvais état sont souvent des coupures de cinquante et de cent francs congolais. Sur certains, il est appliqué des bouts de papier collant ou sparadrap. Parfois, il s’agit d’un billet comportant deux numéros, car constitué de deux parties de deux billets différents.

Certaines transactions sont actuellement conclues après un échange vif de paroles entre les acheteurs et les vendeurs à propos de la qualité desdits billets. En peu de mot, il y a un problème réel à régler. Du côté de la Banque centrale du Congo (BCC) appelée à améliorer la qualité de la circulation fiduciaire du FC, il faut remédier à cette situation en remplaçant les billets en mauvais état.

Des efforts de la BCC

Toutefois, il est vrai que la BCC envisage de réduire sensiblement les émissions des signes monétaires dont le coût grève dangereusement son compte d’exploitation.

Mais, un effort vient d’être fait avec l’inauguration récente par le gouverneur Jean Claude Masangu d’un atelier de comptage moderne des billets de banque au sein de la direction de la Trésorerie de la BCC. Il y a déjà eu acquisition des machines de traitement des billets de banque permettant le comptage, le recomptage, le triage des billets propres et la destruction régulière des billets impropres à la circulation.

Cette destruction devra se faire à terme sans recourir à une commission d’incinération. Les billets détruits seront remplacés par l’émission des coupures de même valeur faciale.

Toujours mue par le souci d’améliorer la qualité de la circulation fiduciaire, la BCC a organisé du 27 au 30 mars 2006 à Kinshasa une conférence sur cette question cruciale. L’objectif poursuivi était d’accompagner la croissance économique par la disponibilisation des moyens de paiement suffisants. A cela, il faut ajouter le dénouement rapide des transactions par l’allocation à l’économie de billets de banque de bonne qualité, propres, portables et de manipulation aisée.

Au terme de ces assises, il a été recommandé la restauration dans tout le système bancaire de l’usage des bandelettes pré-imprimées et des étiquettes afin de déterminer avec précision l’origine et la provenance des fonds. Il est envisagé d’organiser une campagne en direction des professionnels pour qu’ils soient attentifs à la manipulation des billets dans leur conservation et leur traitement.

Sensibilisation pour allonger la vie des billets

Dans le même sens, la BCC devra songer aussi à l’organisation des campagnes de sensibilisation et d’information à l’intention du public. Ici l’objectif est d’allonger la durée de vie des billets de banque d’une moyenne de 3 à 6 mois actuellement à une durée de 2 ans. Cela peut être possible, si les Congolais changent actuellement leur manière de conserver, d’utiliser et de traiter les billets de banque.

C’est sur ce terrain d’éveil de la conscience des populations et de sensibilisation que l’action de l’Institut d’émission est attendue pour changer la mentalité des populations. Sinon, la durée de vie des billets de banque sera toujours courte, avec les conséquences que l’on sait à savoir : l’abondance des billets impropres à la circulation sur le marché et tous les désagréments qui en découlent.

En définitive, les observateurs estiment que la BCC doit encourager une meilleure gestion de la liquidité de FC grâce notamment à la promotion des instruments de paiements scripturaux. C’est pourquoi, ils saluent l’apparition timide des cartes de crédit à Kinshasa ainsi que le projet de concrétisation des initiatives dans la modernisation, notamment le recours à la monétique.

Celle-ci sera caractérisée d’une part par une mise à disposition par les banques et établissements financiers des cartes de paiement électroniques pour un plus grand nombre.

On peut aussi à terme avoir un réseau d’établissements opérant dans le commerce et dans la fourniture de services dotés de terminaux de paiement électroniques. D’où la nécessité d’appliquer le plan stratégique de développement de la BCC et du système national de paiement actuellement rudimentaire caractérisé par l’utilisation quasi-exclusive des signes monétaires, les coûts excessifs d’impression, de transport et de manutention des signes monétaires…

Didier Munsala Buakasa/L'Observateur

Last edited: 13/07/2006 19:05:17

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