Des mesures pour remédier à la crise mondiale des personnels de santé
Kinshasa, 11/07/2006 / Société
Selon le rapport sur la santé au monde, la crise en personnels de santé est une entrave aux progrès sanitaires dans près de 60 pays.
Dans un communiqué de presse l’organisation Mondial de la Santé (OMS) indique que le Rapport sur la santé dans le monde 2006 intitulé « Travailler ensemble pour la santé » expose l’analyse que font les spécialistes de la crise du personnel de santé dans le monde et propose des mesures de grande envergure pour y remédier dans les dix ans qui viennent, en agissant dès maintenant. La crise actuelle est une entrave aux progrès sanitaires dans près de 60 pays.
D’après le rapport, souligne l’OMS, il manque près de 4,3 millions d’agents de santé dans le monde médecins, sages-femmes, personnel infirmier et personnel d’appui. « C’est dans les pays démunis qui ont les plus grands besoins, notamment en Afrique subsaharienne, que la pénurie est la plus grave », souligne ce rapport. Ce rapport cite les mauvaises conditions de travail, une forte réduction des effectifs due à la maladie ou à l’émigration et l’incapacité des systèmes de formation à compenser les manques qui donnent une idée des problèmes dans ces pays. En s’attachant notamment : la formation, l’embauche et l’activité jusqu’à la retraite, le rapport présente un plan d’action décennal qui devrait permettre aux pays de développer les ressources humaines avec le concours de partenaires mondiaux. Par là, le rapport montre comment trouver un meilleur équilibre. Dès à présent, tous les pays peuvent augmenter la productivité des effectifs, mais ils doivent aussi anticiper les besoins et acquérir les moyens institutionnels nécessaires pour diriger, administrer les personnels de santé et fixer des règles qui régissent leur activité.
Cependant sur les quelques 59 millions d’agents de santé recensés dans le monde, le rapport sur le monde 2006, révèle qu’un sur trois travaille dans la région des Amériques - principalement aux Etats-Unis et au Canada -, qui concentre plus de la moitié des ressources financières consacrées à la santé. Par contraste, pas plus de quatre agents de santé sur cent exercent en Afrique subsaharienne, région qui compte moins de un pour cent des ressources financières alors qu’elle enregistre un quart de la charge mondiale de morbidité.
Pour seconder les pays qui souffrent d’une grave pénurie, l’OMS avoue que les partenaires internationaux doivent de toute urgence prendre des engagements et assurer une coordination afin d’investir directement dans le personnel de santé dès maintenant et à plus longue échéance
G.O /Uhuru
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