Candidate aux élections présidentielles, présidente du Mouvement des Démocrates, Justine M’poyo s’est adressée à la population congolaise pour partager avec elle son projet de son société, d’une part et pour donner sa position face au déroulement du processus électoral.
Mes Chers compatriotes, Depuis plusieurs années, notre pays connaît des épreuves terribles. Les passions politiques ont été attisées par des interférences extérieures. Les fils et filles de la RDC se sont affrontés et entre-déchirés dans un élan continu d’exclusions réciproques. De sorte qu’aujourd’hui c’est tout héritage du 30 juin 1960 et de l’unité du pays qui sont menacés. Certaines influences extérieures négatives ont allumé des foyers de tension cherchant à faire de notre pays le théâtre idéal d’une nouvelle guerre au coeur de l’Afrique centrale.
Réveillons-nous, chers compatriotes et entendons-nous pour sauver le pays et surtout pour consolider l’ancrage congolais de notre indépendance nationale. Nous avons trop longtemps négligé notre histoire. Trop souvent nous avons balayé de nos mémoires le souvenir d’innombrables sacrifices consentis par les pionniers de l’indépendance. Notre conscience de Congolais doit nous secourir maintenant pour comprendre la chance que nous avons d’avoir un grand pays et beau pays. Il aurait été inconcevable et même un non sens historique de détruire totalement ce que d’aucuns dans le monde essaient de construire avec beaucoup de peine.
Tous nous devons être conscients que si aucun effort véritable d’austérité et de sacrifice n’est entrepris, aucun d’entre nous ne pourra bénéficier des avantages essentiels que nous a procurés l’indépendance et la décolonisation. Méfions-nous donc de tous ceux qui viennent au Congo au nom d’une expertise mal assortie, nous dire qu’ils aiment mieux les Congolais que nous mêmes. Soyons vigilants devant une mondialisation qui risquerait de reproduire les éléments d’une nouvelle recolonisation. Si nous ne maîtrisons pas les enjeux véritables de ce nouvel ordre mondial. La coopération est indispensable, mais elle doit être basée sur l’équité et la reconnaissance mutuelle pour devenir une coopération de complémentarité et non une coopération de substitution de nos talents et de notre expertise.
Chers compatriotes, il s’est passé des choses abominables dans notre pays, des choses inacceptables, indéfendables, intolérables au regard du droit, de la démocratie et de la morale. L’impunité des crimes et des massacres commis pendant la guerre de 1998 à nos jours a été consacrée en vertu politique. De sorte que cette impunité a engendré une immunité politique pour les tenants du pouvoir et l’on voudrait aujourd’hui que cette immunité débouche demain sur une légitimité issue des urnes. C’est donc ici que nous voulons attirer l’attention de vous tous chers compatriotes.
A ce rappel, nous devons associer toutes les victimes de la dictature qu’ils aient été qualifiés hier de « bilulus » ou aujourd’hui de « paresseux parasites ». ce sont des Congolais comme nous avant tout. Nous devons les défendre. Car si nous n’y prenons garde, la volonté populaire qui est de refuser désormais que l’on accède au pouvoir par les armes, cette volonté risque d’être mise à mal par une inconscience et une cécité généralisées qui ne feraient qu’octroyer une prime supplémentaire à la violence et encourager de nouveaux massacres. Nous ne devons pas le tolérer.
Chers compatriotes, la tension est grande de la part des puissants et des tenant du pouvoir de continuer à dominer les plus vulnérables. La corruption n’est jamais très loin de tout ce qui manège. C’est la raison pour laquelle notre pays est victime de tant de convoitises extérieures si nuisibles pour nous, qui au lieu de consolider la paix, apportent de l’eau dans les moulins de la haine. Nous devons donc nous ressaisir en tant que Congolais. Les multiples injonctions extérieures qui pèsent sur notre pays et qui se traduisent sous forme de rejet radical de concertations au de dialogue, de recrudescence de la répression, ces injonctions sont en réalité des conséquences de déni de nos droits les plus élémentaires.
La Prospérité
Last edited: 10/07/2006 19:27:35