Pour Mme Liliane Phambu, Médecin chef de zone de santé rurale de Vaku / Tshela, il est temps que le visage de la ZSR puisse changer avec le concours de tous les ressortissants de sa zone de santé. Elle appelle ces derniers à ne pas être distraits.
Du 12 au 14 juin derniers, nous avons séjourné à Loango, Territoire de Tshela, District du Bas-Fleuve dans la province du Bas-Congo. C’était dans le cadre du monitorage indépendant de la qualité des AVS, Polio pour la zone de santé rurale de Vaku.
A cette occasion, nous avons rencontré maman Liliane Pambu Puati, médecin chef de zone de santé de Vaku avec qui nous avons fait le tour d’horizon de sa sphère de santé. Suivons-la par le truchement de Richard Ngandu, un correspondant du quotidien La Prospérité à Boma.
La Prospérité : Madame Liliane, prière de vous présenter à nos lecteurs. Et, depuis quand êtes-vous à la tête de cette zone de santé rurale de Vaku ?
Médecin chef de zone : Je m’appelle Pambu Puati Liliane. Cela fait plus ou moins trois ans que j’oeuvre dans le Bas-Congo. J’ai travaillé pendant deux ans comme médecin traitant à l’HGR Massa à Kasangulu et fait une année d’intérim comme médecin Chef de zone de santé rurale (ZSR) de Massa. Et c’est depuis le 13 février 2006 que je me trouve comme médecin chef de zone de santé rurale (ZSR) de Vaku.
Quels sont vos projets pour votre zone de santé en général et le centre hospitalier que vous gérez en particulier ?
J’ai pas mal de projets pour la ZSR. Mais brossons d’abord un tableau des difficultés auxquelles se bute la zone. La ZSR de Vaku, avec une population dénombrée en 2006 à 57.296 habitants, est subdivisée en 10 aires de santé desservies par quatre grands axes routiers, tous en mauvais état à tel point que nous sommes parfois obligés de parcourir plusieurs kilomètres à pieds pour atteindre la communauté et nos structures sanitaires. La seule moto qui nous sert pour les routes inaccessibles aux véhicules est vétuste.
Je loue les autorités d’avoir bien voulu déplacer le Bureau de Coordination de Zone de Santé (BCZS) de Khesa et de l’avoir transféré à Loango parce qu’épicentre de la ZS. La population locale se fait souvent soigner hors zone. Nous avons également un problème de logement pour les cadres et les agents. Monsieur le journaliste, vous vous êtes rendu compte que le BCZS a un centre de santé qui est loin de satisfaire les attentes d’une population qui provient de partout.
Comme je l’ai dit plus loin, Loanga représente l’épicentre de la ZSR de Vaku. C’est ainsi que ma préoccupation majeure est d’agrandir le centre de santé, le transformer en centre de santé de référence avec activités chirurgicales (construction, bloc opératoire, salles d’hospitalisation et maternité). Ensuite, il y a la construction éventuelle d’environ six maisons pour cadres (MCZ, MD, AG, ON, I, T…). Enfin, il y a l’équipement en matériels médico-sanitaires.
Avez-vous un message particulier pour le public et surtout vis-à-vis des ressortissants de votre zone de santé ?
Je lance un appel à tous les ressortissants de ma zone de santé, je cite : AS de Mbala, Bula Naku, Kiolo, Khele, Kikadulu, Kikuembo, Khesa, Loango Centre, Loango Benda et Khami, de ne pas être distraits. Il est temps que nous changions le visage de la ZSR de Vaku. Leur appui sera d’un grand secours pour la ZSR de Vaku. Pensons à nos frères et à nos soeurs restés dans nos villages.
Richard Ngandu/La Prospérité
Last edited: 06/07/2006 18:07:20