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Bonjour | 05/12/2008 9:35 | English Make DC Home page | RSS feed

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Kolwezi a fait figure de parent pauvre à cause de ses infrastrucutres vetustes. Des particuliers, des opérateurs économiques notamment ont pris l’initiative de donner un coup de pouce pour sauver cette ville en réhabilitant les routes, les écoles et les hôpitaux . Longtemps   la ville de    Kolwezi a fait figure  de parent  pauvre. Que  des routes  impraticables,  que  d’écoles  au  visage  morne,  que d’hôpitaux  sans  infrastructures  viables,  que de   quartiers  qui  sombraient   dans  l’obscurité…Tel était le tableau sombre de la  ville  minière de Kolwezi.  Mais grâce à l’intervention de quelques   opérateurs   miniers   qui  ont   choisi  la ville   de Kolwezi  ou  la  RDC   comme   leur  seconde   patrie pour y investir en apportant des capitaux frais, la   ville   de Kolwezi  retrouve petit à petit son engouement d’antan.  Hier  pourtant, elle donnait  l’image   d’une entité   enclavée depuis   que le pont   sur le  fleuve   Congo  (Lwalaba)  s’était   écroulé. L’intervention  de l’Etat   dans   la réhabilitation  du pont   n’avait  pas   arrêté   l’enclavement  de cette  ville   surtout   avec  l’impraticabilité   des routes. On  déplorait en moyenne  plus de dix  accidents  mortels par semaine  sur   cette   route.

Des   grands   camions, tout   comme des  camionnettes   se renversaient, causant ainsi de dégâts énormes, notamment la dégradation continuelle de la route.  Il fallait  l’intervention  de quelques   opérateurs   économiques   qui, grâce à leurs  bulldozzers  venaient dégager les engins accidentés des  ravins  où ils  s’étaient   écroulés.

Ces accidents  décourageaient les opérateurs économiques  du  secteur   des  transports   à lancer  leurs  véhicules  sur  le   tronçon  Likasi  - Kolwezi.  Cette situation avait comme conséquence la disette  qui s’était   abattue  sur   la ville,  car,  personne   ne venait  plus acheter   les   poissons  de Lwalaba,  ni  acheter  les  produits   miniers. Dans leur ronde, nos fins limiers se sont rendus compte que la population a pu, enfin, trouver le bout du tunnel grâce aux efforts consentis par des opérateurs économiques s’étant distingués par plusieurs initiatives de développement. C’est le cas du Groupe Bazano, pour ne citer que lui, dont les réalisations sont louées par la population. Pour la petite histoire, il  y  a   deux ans,   une entreprise   spécialisée dans l’exploitation  artisanale naissait. Cette entreprise  animée par   des expatriés  qui ont  longtemps vécu  au  Congo et particulièrement   à  Kolwezi  plus  d’un quart   de siècle   n’a pas tardé  de  songer  au social  de son  environnement   immédiat,  puisque   ayant  été   témoin  et  victime  de tous les désastres   survenus  sur la  ville avec l’arrêt brusque de la Gécamines provoqué par l’éboulement de la mine de Kamoto depuis 16 ans.

Un investissement au service de la population locale

Le  groupe Bazano,  a retenu notre attention parce qu’il a su répondre aux attentes de la population locale ainsi que le recommande l’OCD et pourquoi pas le législateur congolais qui exige à tout intervenant du secteur économique de se soucier aussi du social. Le groupe précité s’est  dans un premier temps investi  à secourir  les  véhicules  accidentés  en les retirant des  ravins.

Ayant fait sien l’adage  chinois : «Si tu me donnes du poisson, je mangerai demain;  mais si tu m’apprends à pêcher, je n’aurai plus faim»,  ce  groupe s’est engagé avec ses propres moyens   dans la  réhabilitation  d’un tronçon  de  plus  de   42  Km  de Kolwezi  à Likasi. Ces  travaux  qui lui ont  coûté   plusieurs   milliers  des dollars  américains,  ne l’ont  pas empêché  de s’occuper aussi  de la réhabilitation  de la voirie urbaine. On épingle entre autre, la  réhabilitation  de  l’avenue   Lusambo  et  celle de l’ Eglise.
 
Les institutions  universitaires locales étaient dépourvues des infrastructures de base appropriées, en l’occurrence l’ISTA/ Kolwezi et l’UNILU, extension  de Kolwezi qui manquaient cruellement de bâtiments commodes, des bancs et autres accessoires mobiliers. 

C’est   ainsi  que  le groupe Bazano sur demande  des  responsables   de ces établissements  universitaires,  a  volé au secours de ces établissements d’enseignement universitaire   par  la  réhabilitation  de quelques   auditoires   (peinture,  chaux,  réparation  des  plafonds,  fenêtres,  tableaux  et  portes) sans oublier le don de  bancs et chaises.

Les bénéficiaires saluent les actions directes d’intérêt social

Le Directeur  Général  de l’Ista/Kolwezi,  Monsieur   Tshiyey a  reconnu  que ce groupe  reste   l’unique   entreprise   qui  a une oreille attentive aux doléances  de la population  de Kolwezi et Likasi. Il  faut  ajouter à son actif  la  réhabilitation  des écoles de Kapata.

Les   actions  sociales   de ce groupe se sont   étendues jusques  dans le domaine   médical  où  cette entreprise  a accordé  son  soutien  à la  réhabilitation  de  l’hôpital  général  de référence  de Mwangejio  à Kolwezi.
L’on notera que  l’administrateur  de cet hôpital  Monsieur   Claude  Mutatch  explique   que cette   formation  médicale  a  été  construite  en  1952  pendant   la   colonisation. Elle  ouvrira   ses portes   en  1958  avec   4  médecins   blancs. En  1980,  sa   gestion  est confiée  à  l’église   méthodiste  unie. En  1997, l’église   méthodiste   restitue   l’hôpital  à l’Etat   par  l’entremise   de l’inspection  provinciale   de la santé.

Et là,  Monsieur   Mutatch  note que  l’hôpital  n’étant  subventionné a connu un chaos,  puisque   les  murs  étaient dans un état   de  délabrement  avancé.  Pas  d’équipement   appropriés avec  cinq  médecins   non  bien  encadrés. Voilà  pourquoi  il  a  fallu  lancer  un cri d’alarme. Ce SOS a été   entendu  par  le groupe Bazano qui  interviendra   pour réhabiliter  cette  formation  médicale   avec   la   peinture,  les intrants,  la main d’œuvre,  bien que   les salles  restent   pour  la  plupart   vides, sans  lits. Ce qui est quand même un début de solution.

Un esprit sain dans un corps sain

Convaincu de l’importance du sport dans la vie de nos jeunes, selon l’adage : «mens sana in corpore sano», - un esprit sain dans un corps sains - le même groupe  s’est aussi  lancé   dans l’encadrement   du  sport   à Kolwezi. C’est   dans ce cadre   qu’il  faut   rappeler  le don  en  équipement   complet   sportif  à l’équipe  de  Manika,  sans  oublier  la  réhabilitation  du  cercle  culturel  et sportif  de Manika.   
( Photos  18, 19).

Un cas de conscience pour pour les exploitants anarchiques des ressources congolaises

Tous   ces  exemples   sont   loin  d’interpeller  tous ceux qui s’adonnent à l’exploitation anarchique à Kolwezi. Ils achètent   les produits   miniers   des  concessions    minières  de la Gécamines, sans  aucun  effet   d’entraînement  sur le social  au bénéfice des  habitants  de Kolwezi. Ceci constitue un véritable cas de conscience.

Et si  l’Etat  ne  veut   pas prendre   des mesures  utiles,  le pire  est   à craindre. Car,  il  n’y  a pas   longtemps, la   Gécamines  Kambove,   avec  le concours du parquet   général  de Kipushi   aurait saisi  plus  de   400  tonnes   des  minerais   dans les   dépôts  des  produits  volés  dans les   installations  de la  Gécamines.

Comme on le voit,  l’intervention  des  Chinois  et Indiens  risque  de décourager   les   bonnes   volontés  des investisseurs sérieux. Par contre, le voeu de la population et du gouvernement est que ces exemples ci-haut énumérés à l’actif du groupe Bazano puissent faire des émules pour l’expansion de la ville de Kolwezi. Et donc, du développement de la Rdc.
Nous  y  reviendrons.

F.N. et K.R./Cocorico

Last edited: 04/07/2006 15:41:21

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