Kolwezi a fait figure de parent pauvre à cause de ses infrastrucutres vetustes. Des particuliers, des opérateurs économiques notamment ont pris l’initiative de donner un coup de pouce pour sauver cette ville en réhabilitant les routes, les écoles et les hôpitaux .

Longtemps la ville de Kolwezi a fait figure de parent pauvre. Que des routes impraticables, que d’écoles au visage morne, que d’hôpitaux sans infrastructures viables, que de quartiers qui sombraient dans l’obscurité…Tel était le tableau sombre de la ville minière de Kolwezi. Mais grâce à l’intervention de quelques opérateurs miniers qui ont choisi la ville de Kolwezi ou la RDC comme leur seconde patrie pour y investir en apportant des capitaux frais, la ville de Kolwezi retrouve petit à petit son engouement d’antan. Hier pourtant, elle donnait l’image d’une entité enclavée depuis que le pont sur le fleuve Congo (Lwalaba) s’était écroulé. L’intervention de l’Etat dans la réhabilitation du pont n’avait pas arrêté l’enclavement de cette ville surtout avec l’impraticabilité des routes. On déplorait en moyenne plus de dix accidents mortels par semaine sur cette route.
Des grands camions, tout comme des camionnettes se renversaient, causant ainsi de dégâts énormes, notamment la dégradation continuelle de la route. Il fallait l’intervention de quelques opérateurs économiques qui, grâce à leurs bulldozzers venaient dégager les engins accidentés des ravins où ils s’étaient écroulés.
Ces accidents décourageaient les opérateurs économiques du secteur des transports à lancer leurs véhicules sur le tronçon Likasi - Kolwezi. Cette situation avait comme conséquence la disette qui s’était abattue sur la ville, car, personne ne venait plus acheter les poissons de Lwalaba, ni acheter les produits miniers. Dans leur ronde, nos fins limiers se sont rendus compte que la population a pu, enfin, trouver le bout du tunnel grâce aux efforts consentis par des opérateurs économiques s’étant distingués par plusieurs initiatives de développement. C’est le cas du Groupe Bazano, pour ne citer que lui, dont les réalisations sont louées par la population. Pour la petite histoire, il y a deux ans, une entreprise spécialisée dans l’exploitation artisanale naissait. Cette entreprise animée par des expatriés qui ont longtemps vécu au Congo et particulièrement à Kolwezi plus d’un quart de siècle n’a pas tardé de songer au social de son environnement immédiat, puisque ayant été témoin et victime de tous les désastres survenus sur la ville avec l’arrêt brusque de la Gécamines provoqué par l’éboulement de la mine de Kamoto depuis 16 ans.
Un investissement au service de la population locale
Le groupe Bazano, a retenu notre attention parce qu’il a su répondre aux attentes de la population locale ainsi que le recommande l’OCD et pourquoi pas le législateur congolais qui exige à tout intervenant du secteur économique de se soucier aussi du social. Le groupe précité s’est dans un premier temps investi à secourir les véhicules accidentés en les retirant des ravins.
Ayant fait sien l’adage chinois : «Si tu me donnes du poisson, je mangerai demain; mais si tu m’apprends à pêcher, je n’aurai plus faim», ce groupe s’est engagé avec ses propres moyens dans la réhabilitation d’un tronçon de plus de 42 Km de Kolwezi à Likasi. Ces travaux qui lui ont coûté plusieurs milliers des dollars américains, ne l’ont pas empêché de s’occuper aussi de la réhabilitation de la voirie urbaine. On épingle entre autre, la réhabilitation de l’avenue Lusambo et celle de l’ Eglise.
Les institutions universitaires locales étaient dépourvues des infrastructures de base appropriées, en l’occurrence l’ISTA/ Kolwezi et l’UNILU, extension de Kolwezi qui manquaient cruellement de bâtiments commodes, des bancs et autres accessoires mobiliers.
C’est ainsi que le groupe Bazano sur demande des responsables de ces établissements universitaires, a volé au secours de ces établissements d’enseignement universitaire par la réhabilitation de quelques auditoires (peinture, chaux, réparation des plafonds, fenêtres, tableaux et portes) sans oublier le don de bancs et chaises.
Les bénéficiaires saluent les actions directes d’intérêt social

Le Directeur Général de l’Ista/Kolwezi, Monsieur Tshiyey a reconnu que ce groupe reste l’unique entreprise qui a une oreille attentive aux doléances de la population de Kolwezi et Likasi. Il faut ajouter à son actif la réhabilitation des écoles de Kapata.
Les actions sociales de ce groupe se sont étendues jusques dans le domaine médical où cette entreprise a accordé son soutien à la réhabilitation de l’hôpital général de référence de Mwangejio à Kolwezi.
L’on notera que l’administrateur de cet hôpital Monsieur Claude Mutatch explique que cette formation médicale a été construite en 1952 pendant la colonisation. Elle ouvrira ses portes en 1958 avec 4 médecins blancs. En 1980, sa gestion est confiée à l’église méthodiste unie. En 1997, l’église méthodiste restitue l’hôpital à l’Etat par l’entremise de l’inspection provinciale de la santé.
Et là, Monsieur Mutatch note que l’hôpital n’étant subventionné a connu un chaos, puisque les murs étaient dans un état de délabrement avancé. Pas d’équipement appropriés avec cinq médecins non bien encadrés. Voilà pourquoi il a fallu lancer un cri d’alarme. Ce SOS a été entendu par le groupe Bazano qui interviendra pour réhabiliter cette formation médicale avec la peinture, les intrants, la main d’œuvre, bien que les salles restent pour la plupart vides, sans lits. Ce qui est quand même un début de solution.
Un esprit sain dans un corps sain
Convaincu de l’importance du sport dans la vie de nos jeunes, selon l’adage : «mens sana in corpore sano», - un esprit sain dans un corps sains - le même groupe s’est aussi lancé dans l’encadrement du sport à Kolwezi. C’est dans ce cadre qu’il faut rappeler le don en équipement complet sportif à l’équipe de Manika, sans oublier la réhabilitation du cercle culturel et sportif de Manika.
( Photos 18, 19).
Un cas de conscience pour pour les exploitants anarchiques des ressources congolaises
Tous ces exemples sont loin d’interpeller tous ceux qui s’adonnent à l’exploitation anarchique à Kolwezi. Ils achètent les produits miniers des concessions minières de la Gécamines, sans aucun effet d’entraînement sur le social au bénéfice des habitants de Kolwezi. Ceci constitue un véritable cas de conscience.
Et si l’Etat ne veut pas prendre des mesures utiles, le pire est à craindre. Car, il n’y a pas longtemps, la Gécamines Kambove, avec le concours du parquet général de Kipushi aurait saisi plus de 400 tonnes des minerais dans les dépôts des produits volés dans les installations de la Gécamines.
Comme on le voit, l’intervention des Chinois et Indiens risque de décourager les bonnes volontés des investisseurs sérieux. Par contre, le voeu de la population et du gouvernement est que ces exemples ci-haut énumérés à l’actif du groupe Bazano puissent faire des émules pour l’expansion de la ville de Kolwezi. Et donc, du développement de la Rdc.
Nous y reviendrons.
F.N. et K.R./Cocorico
Last edited: 04/07/2006 15:41:21