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Bien que consciente du danger que représentent les carrières des mines, les populations locales n’ont pas de choix. Le choléra, la diarrhée sanguinolente, la fièvre typhoïde, la méningite sont autant d’épidémies qui ont resurgi depuis quelques années dans les différentes provinces de la RDC précisément celles qui regorgent les mines.

En effet, plusieurs jeunes et adolescents se sont déversés, après la guerre dans les carrières des mines en vue d’assurer leur survie. Le comble est que plusieurs d’entre eux sont en train d’y perdre la vie. A Watsa dans la province orientale, par exemple, les creuseurs meurent presque tous les jours.

D’après l’OMS, 600 cas de méningite ont été déclarés dans ce territoire au cours de la semaine qui vient de s’écouler et un millier des personnes souffrent de la diarrhée sanguinolente. La plupart des malades sont des creuseurs dans des mines d’or. Dans le Nord Kivu et le Sud Kivu le choléra a déjà attaqué des milliers de personnes et l’OMS enregistre des morts parmi les enfants et les épouses des orpailleurs.

La même situation est enregistrée à Mbuji-Mayi et à Tshikapa, deux villes diamantifères, où on enregistre des morts consécutifs aux épidémies. Selon le médecin chef de zone de santé, plusieurs causes expliquent la recrudescence de ces maladies. Parmi lesquelles le manque criant d’eau potable, une forte concentration des populations dans les aires d’exploitation, un déficit de personnel médical... Comme on peut s’en rendre compte, les carrières des mines sont devenues de vrais mouroirs.

Haro sur les sociétés d’exploitation

Bien que consciente du danger que représentent les carrières des mines, les populations locales n’ont pas de choix. Vu la misère qui sévit dans les familles, ces populations n’ont pas d’autres choix pour faire face au quotidien.

Régulièrement, les autochtones se plaignent de l’indifférence des sociétés minières en ce qui concerne la construction des infrastructures de base, notamment les écoles, les hôpitaux, les problèmes d’adduction d’eau. De leur côté, les exploitants officiels déclarent qu’il revient à l’Etat d’assumer ses responsabilités dans ce domaine, leur assistance dépendant de leurs moyens.

Claudine Mbombo/L'Observateur

Last edited: 28/06/2006 15:05:44

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