Près du tiers des décès et des maladies qui surviennent dans les régions les moins développées sont provoqués par l’environnement. Plus de 40% des décès des suites du paludisme et environ 94% des décès provoqués par des maladies diarrhéiques, deux des principaux tueurs d’enfants au niveau mondial, pourraient être évités par une meilleure gestion de l’environnement.
Selon un nouveau rapport très important publié par l’OMS, près du quart de toutes les maladies dans le monde sont dues à des expositions environnementales. Ce document estime qu’une meilleure gestion de l’environnement permettrait d’éviter 94% des décès provoqués par les maladies diarrhéiques et 40% de ceux dus aux paludismes, deux des principales causes de mortalité de l’enfant.
En prévenant les risques liés à l’environnement, ce rapport estime qu’on pourrait sauver les vies de près de quatre millions d’enfants par an, surtout dans les pays en développement. Le rapport, intitulé Prévenir les maladies par des environnements salubres - vers une évaluation de la charge des maladies environnementales, constitue l’étude la plus complète et la plus systématique jamais entreprise sur la manière dont des risques environnementaux évitables favorisent l’apparition de toute une série de maladies et de lésions.
En mettant l’accent sur les causes environnementales de la maladie et sur la façon dont diverses maladies sont influencées par des facteurs liés à l’environnement, l’OMS pense que cette analyse ouvre de nouvelles perspectives à la compréhension des interactions entre l’environnement et la santé. Le rapport estime que plus de 13 millions de décès sont dus annuellement à des causes environnementales évitables.
Près du tiers des décès et des maladies qui surviennent dans les régions les moins développées sont provoqués par l’environnement. Plus de 40% des décès des suites du paludisme et environ 94% des décès provoqués par des maladies diarrhéiques, deux des principaux tueurs d’enfants au niveau mondial, pourraient être évités par une meilleure gestion de l’environnement.
Les quatre principales maladies influencées par un environnement de mauvaise qualité sont la diarrhée, les infections des voies respiratoires inférieures, différentes formes de lésions involontaires et le paludisme.
Les mesures qu’il serait possible de prendre dès maintenant pour réduire la charge de maladie liée à l’environnement incluent notamment la promotion d’un stockage sans danger de l’eau dans les logements ainsi que d’une meilleure hygiène ; l’utilisation de combustibles plus propres et moins dangereux ; l’amélioration de la sécurité du milieu bâti, une utilisation et une gestion plus judicieuses des substances toxiques à domicile et sur le lieu de travail ; une meilleure gestion des ressources en eau.
Cependant, l’OMS estime que des interventions bien ciblées peuvent prévenir l’essentiel de ces risques liés à l’environnement, comme le montre ce rapport.
GO./Uhuru
Last edited: 27/06/2006 19:13:25