Le Vice-Président Yerodia Abdoulaye Ndombasi a procédé à l’hôtel Memling à l’inauguration partielle du colloque international sur la social-démocratie.

Pendant trois jours, les participants ont tiré plusieurs enseignements des différents orateurs venus des pays africains et européens avant de formuler des recommandations. Pour Shé Okitundu, président du comité organisateur, le 1er enseignement pourrait être une des formations politiques et sociales représentées aux travaux de ce colloque (partis politiques de l’opposition, syndicats, mouvements, ONG), mais qui ont parlé d’une seule voix et communié d’un seul coeur autour d’une pensée la socio démocratie et des valeurs qu’elle véhicule. Ce qui est un des résultats majeurs de ce colloque, dès lors qu’il augure la possibilité à la veille des échéances électorales en perspectives, des grands rassemblements fondés, non pas sur l’appartenance ethnique ou tribale, mais sur les valeurs de la République et les programmes politiques. Le 2ème enseignement qui lui est de fond, relève des grands principes dégagés en tant que base matricielle de l’idéologie « socio démocratie » et qui balise la voie à suivre aux socio démocrates congolais en cette phase de refondation de la république de notre pays, à savoir : le socio démocrate a besoin d’un cadre institutionnel, politique, démocratique, fondé sur un Etat de droit décentralisé, ayant un cadre efficace et ouvrant les voles à la participation du citoyen, conscient de ses obligations et de ses droits vis-à-vis de l’Etat.
Ceci postule la poursuite des efforts par les socio démocrates de la Rdc en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la restructuration et de la valorisation de l’administration publique et de la justice, ainsi que de la consolidation des principes de gestion décentralisée de l’Etat déjà fixés fort heureusement par la constitution de la république.
Shé Okitundu, au cours des travaux, il a été éprouvé le besoin de voir l’Etat jouer un rôle régulateur réel. L’idée de la croissance économique par un travail assidu des citoyens s’est avéré étroitement associé à celle du progrès partagé, d’une meilleure répartition des revenus ainsi générés, en vue de matérialiser la justice sociale à tous les niveaux. En ce moment où le pays renoue avec le concept, tout comme la réalité de la croissance économique positive, les socio démocrates congolais sont appelés à exercer une vigilance particulière afin que l’ensemble de la population en ressente les effets au travers des politiques sociales bien pensées.
Ce combat va de pair avec celui de la lutte contre les inégalités de toute nature résultant le plus souvent de l’accaparement par une minorité des moyens d’action essentiels et de l’essentiel de l’effort du travail d’une grande majorité. Enfin, et sans être exhaustif, l’idée de la participation politique, s’est positionnée comme exécutoire à la fracture souvent constatée dans notre pays entre les élus et les électeurs, aussitôt que le mandat sollicité est obtenu.
Outre qu’il s’avère nécessaire pour les socio démocrates, une fois parvenus au pouvoir, de demeurer fidèles aux engagements électoraux souscrits vis-à-vis des populations, il y a lieu par ailleurs que des mesures d’application d’un droit constitutionnellement garanti, comme celui de pétition, soient prises au cours de la première législature, de manière à garantir le droit de contrôle direct de la population vis-à-vis de ses élus et celui de participation directe à son développement.
Wilma Tshitenge/Uhuru
Last edited: 26/06/2006 19:43:05