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Bonjour | 07/01/2009 19:23 | English Make DC Home page | RSS feed

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La Force de l’Union européenne n’a pas pour mission de sécuriser un quelconque candidat, elle a plutôt pour mission d’assister la police congolaise, les FARDC et les casques bleus de la Monuc de l’ordre et à décourager d’éventuels fauteurs de trouble. « La Force de l’Union européenne pour la République démocratique du Congo (EUFOR-RDC) n’a pas d’agenda caché. Elle n’est pas là pour soutenir ou appuyer des expatriés, mais pour assister la Monuc et la population  congolaise ». C’est en ces termes que s’est exprimé le Représentant spécial de l’Union européenne pour la région des grands lacs, Aldo Ajello, au cours de la conférence de presse initiale de cette mission militaire tenue hier à l’hôtel Memling.

Il était accompagné du commandant de l’opération de l’EUFOR, le Général de corps aérien allemand Karlheinz Viereck, du commandant de la force, le Général de Division français, Christian Damay et du Directeur de l’information publique et porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki.

A cet effet, a précisé Aldo Ajello, la Force de l’Union européenne n’a pas pour mission de sécuriser un quelconque candidat, elle a plutôt pour mission d’assister la police congolaise, les FARDC et les casques bleus de la Monuc dans le maintient de l’ordre et à décourager d’éventuels fauteurs de trouble. Pour ce faire, a indiqué Aldo Ajello, les troupes de l’EUFOR n’interviendront qu’en quatrième position comme une arrière garde.

Une assurance supplémentaire

Pour mieux coordonner les opérations sur terrain, a-t-il souligné, une structure de coordination a été mise en place et regroupe quatre représentants faisant partie de la police congolaise, des FARDC, de la Monuc et de l’EUFOR. En outre, a-t-il fait savoir, des officiers de liaison de l’Union africaine et de quelques organisations sousrégionales telles que la CEEAC, feront également partie de cette structure de coordination pour que les organismes régionaux et sous-régionaux puissent également être au courant de la situation sécuritaire des élections en RDC.

Pour sa part, le Général Karl Heinz Viereck, dans un français approximatif, a indiqué à la presse que la Force européenne constitue « une    assurance supplémentaire » pour la population congolaise qui mérite des élections libres et démocratiques, et que le déploiement des troupes de L’EUFOR a déjà commencé. « L’action de l’Eufor vise à défendre les intérêts du peuple congolais », a-t-il tenu à souligner. Le Général de Division Christian Damay a, quant à lui, fait savoir que les troupes de la Force européenne sont « bien entraînées » pour la mission qu’elles sont appelées à assumer dans les jours qui viennent.

Pour ce qui est du type d’intervention qu’elles mèneront sur terrain, il a fait savoir qu’elles allaient respecter les règles d’engagement qui sont la nécessité d’intervenir, l’utilisation des minimales des forces et la notion de proportionnalité.

Notons qu’au cours de cette conférence de presse, la question relative à l’absence de l’Eufor à l’Est du pays a été régulièrement posée par les chevaliers de la plume sans toutefois qu’elle puisse obtenir une réponse satisfaisante de la part des responsables de cette mission.

Néanmoins, en réponse à une question sur la présence des forces négatives se trouvant dans cette partie du pays, notamment les interhamwe qui pourraient constituer un réel danger pour la sécurité des élections, le Représentant spécial de l’Union européenne pour la région des grands lacs, Aldo Ajello a fait savoir que l’EUFOR « n’a pas de mandat pour l’Est du pays ».

Cette situation paraît pour le moins paradoxale dans la mesure où l’EUFOR a notamment pour mission de venir en appui aux troupes de la mission onusienne dont la quasi majorité est déployée à l’Est du pays à savoir dans les deux Kivu et dans le district de l’Ituri. Dans ce coin du territoire national, sept casques bleus de la mission onusienne sont encore en captivité.

Cependant, au cours d’une interview accordée à Radio Okapi, le chef de la délégation du conseil de sécurité en RDC, l’ambassadeur français Jean-Marc De la Sablière, avait tenu à souligner que les troupes de l’EUFOR pourraient intervenir pour assister les forces de la Monuc à l’Est du pays si cela était nécessaire.

Dans tous les cas, le flou persiste toujours, quant à la présence des militaires de la Force européenne dans la partie Est de la RDC qualifiée de ventre mou du processus électoral. Néanmoins, Aldo Ajello n’a pas manqué de souligner la réussite du référendum constitutionnel, dans les deux Kivu malgré la présence de ces groupes armés. Une manière de relativiser la perturbation des élections par ces forces négatives, et de justifier l’absence des troupes de l’EUFOR dans ces différents coins.

Appel aux hommes politiques

Il sied de noter que profitant de cette conférence de presse, le Représentant spécial de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs a invité les dirigeants congolais à baser la future campagne électorale sur des thèmes politiques et non sur des questions  apolitiques. Il a à cet effet, déploré le climat malsain qui caractérise actuellement la  pré campagne.

Pour Aldo Ajello les politiciens congolais doivent faire une campagne électorale « civilisée » étant donné que la population congolaise a beaucoup plus besoin de connaître le programme de chaque parti politique que d’assister à des injures entre acteurs politiques. « Le Congo doit servir d’exemple, à toute l’Afrique afin de montrer que ce pays a atteint un grand niveau de maturité politique ».

Biographie Viereck

Le général Viereck est né, le 9 mars 1951 à Kassel (Allemagne). Il est le commandant de l’opération EUFOR RD Congo.

En 1970 le général Viereck entre dans la Bundeswehr. Il termine sa formation de pilote à Sheppard Air, Force Basée aux Etats-Unis en 1974.

Il rejoint ensuite, l’Allemagne où il est affecté à la 2ème escadrille volante de l’escadre de reconnaissance de Leck où il occupe successivement les fonctions de pilote de combat (jusqu’en 1977), d’instructeur-pilote et d’officier d’opérations jusqu’en 1982. En 1982 il commence à suivre les cours du Collège de défense allemand à Hambourg et, à partir de 1984, du Collège de défense danois à Copenhague. En 1985 il est affecté à l’état-major de l’OTAN AIR BALTAP au Danemark comme officier d’état-major.

De retour en Allemagne après deux ans, il est affecté à la 36ème escadre de chasseurs bombardiers à « Westfalen » à Hopsten où il occupe successivement les fonctions de commandant adjoint et de commandant de la division des vols.

De 1990 à 1994, il est muté au Ministère fédéral de la défense, à Bonn. Après avoir pris le commandement de la 34ème escadre de chasseurs bombardiers, « Allgàu » à Memmingen pour deux ans, il rejoint Bonn en 1996 comme chef du bureau III au sein de l’état-major de l’armée de l’air. De 1998 à 2000 il est affecté au Ministère fédéral de la défense à Berlin comme adjoint au sous-chef d’état-major de la division III.

En 2000, il est affecté à l’état-major interarmées NORD de l’OTAN en Norvège, où il occupe les fonctions de sous-chef d’état-major et de directeur des opérations. En 2003, il rejoint l’Allemagne comme commandant de la 4ème division aérienne à Aurich. En 2005, il est nommé commandant adjoint du Commandement opérationnel de la Bundeswehr à Potsdam dont il prend le commandement en mars 2006.

Le 27 avril 2006, le général Viereck est nommé commandant de l’opération EUFOR-RDC.

Biographie Damay

Le général Damay est né le 24 septembre 1951 à Saint-Germain en-Laye (Yvelines). Le général Damay commence sa carrière militaire, en 1973 à l’école d’application de l’infanterie (Montpellier) où il suit les cours de chef de section. Un an plus tard, il est affecté au 3ème régiment d’infanterie à Radolzell (Allemagne) comme chef de section. En 1976, il est muté au 1er régiment de chasseurs parachutistes à Pau.

En 1980 il est affecté à l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (Saint-Maixent) où il occupe les fonctions d’instructeur. Deux ans plus tard, il est muté au 9ème régiment de chasseurs parachutistes (Toulouse-Pamiers), comme commandant d’unité. De 1982 à 1985, il sert comme instructeur officiers élèves à l’école d’application de l’infanterie (Montpellier).

En 1985, il est muté à l’état-major de l’armée de Terre I section transports. Après avoir suivi les cours de l’école supérieure de guerre, pendant deux ans, il devient commandant en second du 8ème régiment d’infanterie (Noyon) où il reste jusqu’en 1991.

Après avoir servi comme chef de corps du 420ème détachement de soutien logistique à Naqoura (Liban), il est affecté à l’état-major de la 8ème division d’infanterie (Amiens) où il occupe les fonctions de sous-chef d’état-major. De 1992 à 1994, il est muté à l’état-major de l’armée de terre I bureau études - cellule INFITAP.

En 1994, il prend le commandement du 1er régiment de chasseurs parachutistes à Martignas/Jalle. En 1996, il est affecté à la direction du personnel militaire de l’armée de Terre (Paris) où il occupe successivement les fonctions de chef du bureau « infanterie » (trois ans), et du chef du bureau « mêlée » (deux ans).

De 2001 à 2005, il prend le commandement de la 11ème brigade parachutiste à Toulouse. En 2002, il sert comme commandant de la brigade Leclerc de la force internationale de sécurité au Kosovo (MNBNE). En 2002, il rejoint Paris où il sert comme chef du bureau des officiers généraux au ministère de la défense. A compter du 1er septembre 2005, le général Damay est le commandant de l’EMF 3 à Marseille.

D. Ndg/Uhuru

Last edited: 23/06/2006 13:49:47

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