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L’homme d’affaires congolais Kabeya Shosho demande aux autorités compétentes de l’aider à extraire, à l’aide des moyens appropriés, un colis de diamants enfouis par son père, propriétaire dudit colis, depuis 60 ans, qui échappait aux sanctions de l’impitoyable administration coloniale.

La cité de Tshimbulu, chef-lieu du district de la Lulua, dans la province du Kasaï-Occidental, cacherait depuis des décennies, un véritable trésor. A en croire un héritier, il s’agit d’une im­portante quantité de diamants. Ils avaient été gardés dans une dame-jeanne qui, finalement, a été jetée dans la fosse septique par son propriétaire pour échapper aux sanctions de l’impitoyable administration coloniale.

Ces informations ont été rap­portées au journal par Kabeya Shosho, fils du propriétaire des diamants. Il réagissait à l’article publié par Le Potentiel No. 3745 du 8 juin 2006 sous le titre : Un puits de diamant menace d’en­gloutir la cité de Tshimbulu.

Détendu, l’homme d’af­faires Kabeya Shosho, a bien voulu apporter des précisions sur ce trésor dont il détenait le se­cret depuis longtemps et dont il revendique avec force la pro­priété exclusive.

D’emblée, Shosho expli­que que le diamant enfoui sous terre, dans la cité de Tshimbulu, provenait de Tshikapa où tra­vaillait son père avec un Belge du nom de Mers, transitaire de l’ex-Forminière, ancêtre de la Miba actuelle.

Shosho réfute catégori­quement la thèse qui veut que son père soit considéré comme frau­deur du diamant. Il rappelle qu’à l’époque coloniale, le diamant se ramassait à la surface, à la ma­nière des cailloux, sur le sol de l’Angola. Il ironise que personne n’a traité de fraudeurs les colonisateurs qui en ont amassé en quantité industrielle.

« C’est moi qui ai creusé le puits à Tshimbulu à la recherche de mon trésor, en l’an 2000, après avoir obtenu du gouvernement l’autorisation spéciale d’entreprendre la fouille, ainsi que l’aval de tou­tes les autorités provinciales, du district et locales », a reconnu M. Kabeya.

La fouille, a-t-il indiqué, s’est effectuée moyennant ver­sement aux occupants du site concerné d’une indemnisation équivalant au prix d’achat d’en­viron cinq parcelles loties. L’ex­cavation réalisée ne peut en aucune façon provoquer des éro­sions ou d’engloutir la cité de Tshimbulu, a-t-il rassuré.

Appel à l’aide

Les travaux entrepris en vue de récupérer le colis de dia­mants enfoui dans le sol bien avant l’indépendance du pays n’ont pas encore abouti, faute de moyens appropriés pour attein­dre la cible. La première autorisation spéciale de fouille accor­dée par le ministère des Mines date du mois d’août 2000.

En mai 2004, Shosho a écrit au même ministère pour solliciter une recommandation en vue d’obtenir la collaboration de la Miba ou de la Sengamines, en termes d’engins mécaniques plus performants pour pénétrer dans le ventre de la terre.

En novembre 2005, il a relancé le ministère en question pour la même démarche. Mal­heureusement, les deux corres­pondances sont restées lettre morte.

Mais le Service d’hydrau­lique rurale invité par Shosho, a pu détecter un corps étranger à 60 m de profondeur. Ce corps étranger est supposé être le tré­sor de la famille. Un trésor qui gît dans la profondeur du sol depuis 60 ans. D’où le cri de dé­tresse de Kabeya Shosho en di­rection des autorités compéten­tes à tous les niveaux.

Après s’être essayé à fouiller la terre à l’aide des pelles, l’homme d’affaires estime qu’il est difficile de récupérer le trésor par les moyens artisanaux. Devant les difficultés de la tâche, il se dit convaincu que seul il ne peut rien. Aussi consent-il à la formule de partenariat avec qui­conque, personne physique ou morale, contribuerait à capturer le diamant enfoui. Le contrat qu’il envisage prévoit d’ores et déjà le partage équitable du fruit de la fouille. Un pourcentage conséquent sera réservé à la cité de Tshimbubu qui l’a vu grandir. Aus­sitôt que le diamant sera récu­péré, le puits sera remblayé et de nouvelles habitations érigées à l’endroit.

Stephane Etinga(FP)



Last edited: 22/06/2006 20:06:23

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