Dans un rapport rendu public par l’Agence nationale pour la promotion des investissement en Rdc (Anapi), il est fait état d’un constat selon lequel les entrepreneurs s’intéressent de plus en plus au secteur de l’industrie manufacturière au Congo. La preuve en est que plus des projets liés à ce secteur ont été enregistrés au premier trimestre de l’année en cours.
L’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi), dans son rapport sur les projets d’investissements agréés au premier trimestre 2006, indique que le secteur de l’industrie manufacturière a attiré un plus grand nombre de projets d’investissement que tous les autres. En effet, au cours du 1er trimestre 2006, l’Anapi a réceptionné 41 projets d’investissement sollicitant le bénéfice des avantages du Code des Investissements contre 27 projets pour la même période en 2005. Et sur les 40 projets examinés par le Conseil de promotion d’agrément, un organe de l’Anapi, 36 projets ont été agréés aux avantages du Code pour une valeur globale de 267.917.609 USD, 5 autres projets ont vu un examen suspendu pour des plus amples informations.
Dans le lot, les projets du secteur de l’industrie manufacturière sont les plus représentatifs tant par leur nombre que par leur valeur monétaire, détrônant pour la première fois ceux des services qui, jusqu’en 2005, avaient toujours attire plus de promoteurs d’entreprises.
Durant les trois premiers mois de l’année en cours, 14 projets du secteur de l’industrie manufacturière ont été agréés aux avantages du Code des investissements pour une valeur de 129.438.895 USD, soit 48% de l’ensemble des projets. Pendant la même période en 2005, 6 projets d’une valeur de 9.456.663 USD, soit 10% des agréments, avaient enregistrés dans l’industrie manufacturière. Ainsi, a-t-on enregistré, des projets de création des industries agro-alimentaires, des produits en plastiques, et PVC, de production de mousse, de peinture, de blocs de glace, de bandes hygiéniques, de barres d’acier ou encore de fabrication des mèches. A 1’Anapi, le staff dirigeant apprécie à sa juste valeur cette tendance étant donné les « effets bénéfiques de l’industrie manufacturière tant sur les prix que sur la rentrée des devises suite aux exportations qui pourraient en résulter ».
Pour quel impact ?
Par ailleurs, signalons que le secteur des infrastructures est classé en bonne place parmi les projets agréés au premier trimestre 2006. Longtemps resté en veilleuse, le secteur des infrastructures a enregistré 4 projets pour une valeur totale de 46.643.677 USD, soit 18% des investissements agréés contre 1 projet pour une valeur de 16.157.225 USD en 2004 alors que l’exercice 2005 n’a retenu aucun investissement dans ce secteur. Les projets agréés dans le domaine des infrastructures au premier trimestre 2006 portent plus sur l’acquisition des équipements et matériels pour l’implantation des entreprises de construction des bâtiments, routes, ponts.
Le rapport de l’Anapi précise toutefois que tous ces projets d’investissements constituent des anticipations sur les travaux de reconstruction qui se profilent déjà à l’horizon après les élections.
En ce qui concerne l’impact socioéconomique des projets agréés au premier trimestre, l’Anapi note dans son rapport que cela peut être apprécié en terme d’emplois à créer, de l’élargissement de l’assiette fiscale ainsi que de l’économie et par la rentrée de devises.
En effet, la réalisation de 36 projets agréés au premier trimestre 2006 va créer, à en croire l’Anapi, 3.106 emplois permanents, contre 810 en 2005 et 4.333 en 2004. Aussi, il va de soi que la création de nouvelles entreprises permette à l’Etat d’augmenter les recettes issues de ses services de fisc. Pour ce qui concerne les projets agréés par l’Anapi à la période sus-indiquée, il est attendu un chiffre d’affaires annuel total d’environ 869.976.437 USD. Ce qui naturellement doit générer des dividendes importants au profit du Trésor public.
A l’analyse, sur les 36 projets agréés, 17 sont susceptibles de permettre la réalisation des économies en devises tant ces investissements contribuent à la substitution des importations par la production des biens et services localement.
C’est le cas notamment des biens manufacturés comme les barres de fer, les articles en plastique, les produits cosmétiques, les mèches pour dames, des produits pharmaceutiques ou encore des produits de première nécessité (viande, poissons congelés).
Amédée Mwarabu Kiboko/Le Potentiel
Last edited: 21/06/2006 19:08:16