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Son objectif, est que la voix de la femme soit entendue cette fois-ci. » Ne dit-on pas dans ce pays qu’éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation « ? Pour Bibiche Modjaka, la Congolaise doit se battre pour se hisser au sommet de l’Etat. Elle juge positif le combat que mène la Congolaise. Attachée de presse à la Haute autorité des medias (Ham), Mile Bibiche Modjaka réagit par rapport aux candidatures féminines aux élections prochaines, à la parité et au comportement des journalistes pendant la période électorale. Dans ses propos, elle insiste beaucoup sur l’aspect méritocratie.

Bibiche Modjaka a remarqué un déficit communicationnel au niveau des facultés de son université, dans certaines entreprises et même au niveau des familles. La communication, au centre de toute activité humaine, n’y était pas convenablement exploitée. C’est ce qui justifie son choix pour la faculté de la Communication.

Avant d’être engagée à la Ham, elle a été reporter au quotidien Le Potentiel. Elle avoue que son passage à ce quotidien lui a permis d’appréhender l’importance de la communication au sein d’une entreprise. Celle-ci, soutient Modjaka, peut maîtriser tous les mécanismes en vue de la bonne gestion d’une entreprise. A travers le marketing, son souci était de bien étudier le lien existant entre le marché d’emploi et l’entreprise ; avec à la clé ce souci de savoir comment redorer l’image d’une entreprise.

La méritocratie

Elle se réjouit du fait qu’il y a des Congolaises qui se sont déclarées candidates à l’élection présidentielle. Depuis plusieurs années, dit l’attachée de presse de la Ham, les hommes ont fait croire aux femmes « qu’elles étaient inférieures sur le plan intellectuel ». Aujourd’hui, l’invitée du journal contredit cette idée, arguant que la supériorité de l’homme ne se limite qu’au niveau de l’aspect physique.

« Dieu ne nous a pas créés différents au point de doter à l’homme un coefficient supérieur à celui de la femme, pour la pousse, par exemple, a préférer la cuisine au salon, le manage aux études...

Eu égard à ce qui précède, Bibiche Modjaka ne s’oppose pas au mariage. Mais, elle pense également que « la Congolaise ne doit pas seulement limiter ses ambitions au mariage. Dieu nous a dotées des capacités inestimables.

Il est temps que la Congolaise les exploite à bon escient afin d’influencer positivement son environnement ». Et d’ajouter : « Les hommes nous ont dirigées pendant très longtemps et nous sommes tous d’accord qu’ils ont échoué ». Le souhait de Modjaka est que la femme, cette fois-ci, soit aux côtés de ceux-là qui décident pour le destin de ce pays.

L’objectif, poursuit-elle, est que la voix de la femme soit entendue  cette fois-ci. « Ne dit-on pas dans ce pays qu’éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ?

Pour Bibiche Modjaka, la Congolaise doit se battre pour se hisser au sommet de l’Etat. Elle juge positif le combat que mène la Congolaise. Toutefois, elle constate qu’elles sont rares, ces femmes qui s’appliquent avec méthode au combat pour l’émergence de la femme congolaise. Car, soutient Modjaka, beaucoup de femme soit entendue cette Congolaise occupe des postes par complaisance ou par clientélisme : « Si elles veulent vraiment la parité au niveau intellectuel ou de postes de responsabilité, elles doivent faire preuve de compétence au lieu de mettre en exergue leur beauté », martèle Bibiche Modjaka. « Nous voulons la parité, d’accord mais, travaillons pour la mériter », dit-elle encore, en mettant un accent particulier à la culture de la méritocratie.

Elections

L’attaché de presse de la Ham contredit tous ceux qui pensent que les femmes perdent leur temps en postulant à différents secteurs de la vie nationale. Elle croit que le combat de la femme mérite d’être soutenu par toute la société. Toutefois, se voulant réaliste Bibiche Modjaka « ne croît pas encore qu’aux prochaines élections une congolaise sera à la tête de la RDC ». Elle est sûre, d’au moins une chose, « parmi dix mille hommes, il y aura une femme au gouvernement ou dans d’autres instances de prise de décisions ».

Aux journalistes congolais, elle conseille la neutralité, l’impartialité et l’équité, pendant la période électorale, dans le traitement des informations. Ce, en se référant à la formation reçue. « Ce n’est pas parce qu’on est de telle ou de telle composante qu’on doit être plus courtois ou moins courtois envers tel ou tel autre candidat ou courant politique. C’est pécher contre la déontologie journalistique ».

Elle croit qu’avec le travail que fait la Ham, en collaboration avec l’Omec et l’UNPC, on arrivera à un stade où le journaliste sera pris en charge par le gouvernement. Avec l’aide indirecte à la presse, le journaliste peut traiter l’information en toute impartialité en cette période électorale.

(FP)

Last edited: 14/06/2006 20:30:04

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