De plus en plus de cas de viol des jeunes filles sont signalés à travers les quartiers de Kinshasa en l’occurrence le récent coup perpétré par une bande des récidivistes opérant sous les ordres du chef d’équipe Dunga non autrement identifié.
Le petit banditisme se porte toujours bien à Kinshasa. Alors que ceux qui s’y livrent à cœur joie demeurent impunis dans la plupart des cas, les victimes quant à elles souffrent atrocement dans leur chair, ne sachant vraiment pas à quel saint se vouer. Ce qui vient d’arriver à cette famille résidant dans la commune de Kalamu en est une parfaite illustration. Il s’agit d’un cas de viol dont a été victime une jeune fille de la part d’un groupe de jeunes délinquants de la même commune. 17 ans sonnés, élève en 3ème année dans une école secondaire du quartier Kimbangu, à Kalamu, Mlle J.M. se rendait chez une de ses collègues de classe, le 29 mai dernier, pour récupérer son bracelet lorsqu’elle a été accueillie par un groupe de 10 jeunes gens avant d’être emmenée de force dans une école du même quartier. D’après nos sources, il était 18 h quand tout a commencé et les jeunes gens s’étaient assuré qu’à pareille heure l’école était déjà fermée.
C’est alors qu’ils se livreront à la sale besogne, en commençant par lier les mains de la fille et bâillonner sa bouche. Ayant ainsi neutralisé la jeune écolière, ils se sont mis à la violer à tour de rôle.
Il nous revient que bien avant cette ignoble scène, alors que la fille tentait de résister à ses bourreaux à l’extérieur de l’école, des habitants du quartier et bien des passants avaient bel et bien suivi l’altercation, mais personne d’entre eux n’a osé intervenir pour dissuader les malfaiteurs. Il a fallu le courage d’un petit garçon pour que ces derniers soient chassés de l’école par une pluie de pierres jetées par un passant encore plus courageux, et préalablement alerté par le tout petit. Les voyous ont pris la tangente, abandonnant derrière eux la jeune écolière baignant dans une forte hémorragie.
Sauvée de griffes des malfaiteurs, la jeune J.M., a été acheminée au dispensaire le plus proche où, malheureusement aucun soin ne lui a été administré. Les infirmiers trouvés sur place s’étant déclaré incapables de traiter ce cas, la jeune fille a été par la suite ramenée à la maison, où son état s’est sensiblement aggravé au point qu’elle a perdu connaissance. Ce qui a obligé sa mère à l’amener au centre médical du camp Lufungula, où l’écolière est restée en coma pendant quatre jours. Tandis que sa mère ne savait à quelle porte frapper pour trouver l’argent afin d’honorer une facture médicale de plus de 200 dollars U.S.
Par ailleurs, renseignements pris, il s’est avéré que le viol dont elle a été victime était le fait d’un groupe de jeunes gens bien connus et par la police nationale et par le parquet de Kalamu. Un groupe dont le chef, un certain « Dunga », non autrement identifié, est un véritable récidiviste. Ceci dans la mesure où c’est encore lui qui était à la base du viol commis sur la personne d’une autre jeune fille et pour lequel l’Ong Lizaadel, par sa branche spécialisée en assistance juridique et médical avait porté plainte au TGI/Kalamu (dossier RMP 35977/022/MAS). Une action qui est restée lettre morte, le magistrat instructeur ayant trouvé bon de relaxer « Dunga » prétextant le voyage de la victime en Angola. Elle qui avait vu les malfaiteurs pousser la cruauté jusqu’à lui introduire des tessons de bouteilles dans ses parties intimes.
Pour revenir au cas le plus récent, celui de Mlle J.M., il semble que son dossier serait également bloqué au niveau du parquet. A croire que des hommes de lois auraient un plaisir à couvrir des délinquants notoires...
(Jdn)
Last edited: 12/06/2006 17:06:27